La piscine semi-olympique, grande volonté et petits moyens

C’est dire tout l’engouement et l’intérêt accordés à cette pratique dite « sport complet ». Naguère considérée comme une activité sportive de luxe, voire même « sport de nantis », la natation à Bouira devient progressivement une pratique sportive à la portée de tous. Ce flux croissant trouve sa source dans la baisse des frais d’inscription. En effet, alors que la barre était placée haut car évaluée à 2 000 DA mensuellement tout au début de la mise en fonction de la piscine, le montant a été revu à la baisse puisqu’il n’excède pas aujourd’hui les 650 DA par enfant, plus 20 DA d’assurance annuelle donc,accessible aux bourses moyennes. Cependant, si cette situation est avantageuse pour les citoyens, force est de constater qu’elle crée inéluctablement quelques problèmes. A commencer par le nombre, sans cesse croissant, d’enfants abonnés que le bassin arrive difficilement à contenir. De ce fait, leur prise en charge devient très difficile pour les entraîneurs et autres éducateurs. Par ailleurs, certains enfants, et là se pose un problème d’hygiène, arrivent dans la piscine sans, au préalable avoir pris le soin de se doucher, donc sans hygiène corporelle, ce qui constitue un facteur d’insalubrité néfaste aux conséquences, qui risquent de provoquer des épidémies. Enfin, il y a les inscriptions « anarchiques » des enfants qui détasbilisent le travail des entraîneurs. En effet, ces inscriptions se font quasiment à n’importe quel moment de l’année, alors qu’un délai à fixer est des plus recommandés, notamment en septembre. Nous avons approché le directeur de la piscine Guerbi Said et l’entraîneur et directeur technique Dahnoun Sid-Ahmed qui ont bien voulu nous entretenir.

B. Mechoub