Mise au point

Usant du droit de réponse, je vous prie d’insérer cette mise au point à l’article : « Existe-t-il un HCA après Idir Amrane » paru en page 5 dans votre édition du 12 juin 2006. C’est en ma qualité de commissaire du festival désormais institutionalisé, que je tiens à éclaircir certains points évoqués dans quelques passages de l’article mis en cause. Votre journaliste ayant suivi l’évolution de notre festival depuis Oran jusqu’à Ghardaïa, en passant par Annaba, a été de par ses articles-ô combien nombreux et encourageants-le témoin de l’effort et du défi relevé par le HCA et du staff organisateur de cet événement annuel, qui est, faut-il encore le rappeler, l’aboutissement d’un travail institutionnel entamé depuis quelques années par le Haut Commissariat à l’amazighité et le ministère de la Culture et les structures placées sous sa tutelle : Cinémathèque, BNA, CNCA, ONDA… Force est de constater que depuis quelques semaines, il y a un changement de cap dans les écrits du journaliste en usant des arguments fallacieux. Nous posons la question pour quels desseins ? Il est tout à fait clair que notre festival est un excellent baromètre de la situation dans laquelle se trouve le cinéma en Algérie. Nos ambitions grandissent d’année en année car nous avons la conviction, la motivation, la vocation mais aussi la passion de faire véhiculer l’amazighité à travers l’image et le son. Concernant le budget du festival, cela a été possible grâce à l’implication directe des institutions dans l’organisation de cette manifestation. Le Haut Commissariat à l’amazighité étant jusque-là l’organisateur principal, a dégagé les moyens dont il dispose. Toutefois l’institution ne peut à elle seule, faire face aux dépenses d’une telle manifestation car elle prend une dimension importante d’année en année, et le festival s’annonce comme une structure à part entière à l’instar des autres festivals culturels conformément aux dispositions du décret exécutif n° 03-297 du 10 septembre 2003 fixant les conditions et les modalités d’organisation des festivals culturels en Algérie. Je terminerai cette mise au point pour évoquer la participation de trois bénévoles de mon staff, et non des stagiaires, au Festival de Clermont-Ferrand en 2004. Cela est le résultat de notre travail de relation avec des partenaires ayant soutenu le festival. Concernant la formation et le suivi des stagiaires, ils se font ici en Algérie. Actuellement nous travaillons sur plusieurs pistes comme le mise en place d’un stage plus long et plus poussé qui pourrait se dérouler avant la 7e édition du festival. De nouvelles formations qui mêleraient plus étroitement théorie et pratique. Tout cela dépendra bien sûr des moyens mis à notre disposition. Mais la volonté est là et nous ferons tout pour poursuivre ce travail car l’essentiel est de s’investir sur la relève.

Le commissaire du festivalSi El Hachemi Assad