On annonce qu’un arrêté de la wilaya réglementera bien tôt les dépôts de matériaux : plus question donc de voir s’amonceler, dans les rues ces tonnes de briques, de sables ou de ciments, qui obligent les piétons, à marcher sur la chaussée, pour les éviter ! C’est tant mieux pour les usagers des trottoirs et des rues, c’est tant mieux aussi pour l’environnement que ces matériaux enlaidissent et polluent. Mais il n’y a pas que les matériaux de construction qui dérangent dans la belle ville des Genêts (et ailleurs dans toute la Kabylie). A quand, par exemple, le squat, par les commerçants, des morceaux de trottoirs attenant à leurs boutiques : tables et chaises pour les cafetiers, appareils à glaces pour les boulangers, et ces sortes de paravents qui surplombent de nombreuses boutiques, sortes de toitures en plastique, qui ont tout l’air d’extensions et qui sont, en tout cas, un moyen de marquer un territoire, de privatiser un lieu public ! Le trottoir appartient avant tout au piéton : non pas pour y disposer à son gré, mais pour l’utiliser en tant que moyen de passage ! Il faudra ensuite se retrouver contre le marché informel qui, non seulement ruine l’économie mais aussi enlaidit la ville : ces camionnettes ou ses charrettes à bras, chargées de fruits et de légumes, donnent à la ville l’allure d’un gros bourg de campagne. Avec cette différence qu’à la campagne, on dispose de tout l’espace qu’on veut pour étaler sa marchandise…
S. Aït Larba
