Le lycée Mustapha Ben Boulaid d’Ain El Hammam n’a pas failli à la tradition qui veut qu’une réception soit donnée à la fin des épreuves du bac. Mardi, dernier, jour de l’examen, les enseignants et l’encadrement administratif ont été conviés à une sympathique collation qui s’est déroulée dans le réfectoire de l’établissement. Prenant la parole, le proviseur du lycée a remercié tous ceux qui, “de près ou de loin, ont contribué à ce que cet examen se soit déroulé dans de bonnes conditions”. Dans son allocution, il n’a pas omis de rappeler aux enseignants que “si certaines dispositions peuvent paraître sévères, c’est dans le souci de garder son cachet d’examen sérieux et important au baccalauréat”. L’observateur désigné par le ministère de l’Education de même que le représentant de la Direction de l’éducation de Tizi Ouzou ont été unanimes pour reconnaître que les candidats ont composé dans les meilleurs conditions. Ils ont par ailleurs mis l’accent sur le fait que tous ceux qui l’ont désiré, surveillants ou candidats, ont été reçus à la table commune, chaque jour à midi. Prié de nous donner ses impressions, l’observateur officiel a d’abord affirmé que son attention a été attirée par l’architecture et la propreté des lieux avant d’ajouter que “tous les moyens ont été mobilisés pour que cet examen soit une réussite”. Un élève a jugé utile d’attirer notre attention sur certaines journées harassantes où les candidats composent durant sept heures. Les enseignants rencontrés sur place nous ont, eux aussi, fait part de leurs remarques. Certains trouvent trop long l’écart (trois heures) séparant les épreuves du matin de celles de l’après-midi. A la fin des épreuves, à 18 heures, les moyens de transport sont souvent saturés ou introuvables. Les surveillants rentrent tard chez eux ou sont contraints de passer la nuit chez des amis. Rappelons qu’au lycée Mustapha Ben Boulaid, 82 surveillants ont encadré 367 candidats qui ont composé dans les filières des “sciences exactes” et des “sciences de la nature et de la vie”.
Nacer B.
