L’idée de réalisation d’une école coranique (Zamin) au niveau de la localité d’Adjiouiène relevant de la commune de Draâ El Ghaïd remonte aux années où les services du cadastre de la wilaya de Béjaïa avaient effectué des travaux de délimitation et de cadastre général au niveau de la dite commune. Après achèvement de leur mission, il s’est avéré que la mosquée d’Adjouène présente une assiette excédentaire relevant du bien « Wakf » et située au carrefour du CW 32 et du chemin menant vers le siège de la commune. Après réflexion et débats fructueux des notables du village, la proposition et l’idée de construction d’une école coranique, qui était jadis un rêve, est devenue réalité aujourd’hui. Cette école, s’étalera sur une superficie de 950 m2 environ. Les membres de l’Association de la mosquée ont obtenu presque tous les documents techniques, notamment le permis de construire. Pour ce qui est du plan, il est conçu en R+4 et composé de treize (13) locaux commerciaux, une salle d’ablutions, quatre classes, trois dortoirs, un réfectoire, une cuisine, des douches et une cour. Le suivi est assuré par les services de la Suc, accompagnés d’un comité technique composé d’architectes et d’ingénieurs. Si les travaux ont trainés, c’est parce que l’Association religieuse n’a pas pu ramasser l’argent nécessaire. A cet effet, elle a formulé une demande d’autorisation de collecte de fonds, au niveau de la wilaya de Béjaïa et dont l’avis favorable, qui leur a été notifié, a soulagé un tant soit peu, car cette opération a quand même apporté ses fruits. Tout fier de ce projet, le président de l’Association religieuse, M. Gadoum Djamel, que nous avons rencontré, nous a présenté tout le projet et nous a énuméré en détails tous les problèmes rencontrés. « Ecoutez, ce projet est d’un impact capital, non seulement pour la région, la daïra de Kherrata et ses environs d’une part, mais aussi et surtout pour la wilaya toute entière ». Et d’ajouter : « Nous lançons un appel à tous les pouvoirs publics et à toutes les âmes charitables et tous les industriels afin de nous apporter leur soutien et leur aide ». Les autres membres de l’association, très actifs eux aussi, n’ont pas croisé les bras, au contraire ils ont sollicité des aides auprès des autorités compétentes, en introduisant des demandes d’aides accompagnées de fiches techniques et de rapports détaillés de la situation actuelle du projet, et les ont adressés aux services concernés. Enfin le président de l’Association religieuse, tout heureux du lancement des travaux de ce projet, a remercié tous les partenaires qui ont contribué efficacement, et souhaite que d’autres aides arrivent aux bons moments.
Smail Chenouf
