« Le retard dans la réforme bancaire n’est plus toléré ». C’est en ces termes que le président Bouteflika s’est adressé aux dirigeants des banques, lors du discours qu’il a prononcé jeudi dernier devant les cadres de la nation. Abdelaziz Bouteflika s’en est pris violemment aux responsables des institutions financières « qui fonctionnent avec des mentalités archaïques », avant de s’interroger : « Où est cette réforme bancaire, dont on nous parle depuis 1999 et qu’on n’a pas encore vu ? Au lieu de la réforme, on a assisté au sabotage de notre système financier ». Le Président a plaidé en outre pour des crédits « concessionnels à long terme avec des taux acceptables pour notre pays » dans le domaine de la dette extérieure qu’i s’engage à « éradiquer ». « Pourquoi emprunter chez d’autres pays, alors que nous avons l’argent nécessaire dans nos banques qu’on n’a pas exploité. Je sais que cela ne plaît pas à certains théoriciens qui doivent savoir qu’il s’agit d’un choix politique que j’ai fait pour mon pays. Et je l’assume entièrement », a-t-il encore asséné, avant d’appeler les banques à accompagner les investisseurs. « La richesse ne doit pas seulement se trouver dans les caisses. Cet argent doit au contraire servir à redynamiser l’économie nationale », a conclu le chef de l’Etat.
Ali B.
