Le fiasco persiste, le danger augmente

Dans un article intitulé « Quand l’inconscience atteint ses limites » la semaine écoulée, nous avions attiré l’attention sur les conditions avec lesquelles sont menés les travaux de modernisation de la RN 30, en décrivant minutieusement et dans les moindres détails, le déroulement de l’activité de ce grand chantier traversé par une route au trafic ininterrompu mais depuis nous n’avons constaté aucun changement. Les gros engins des travaux publics avancent toujours et ont atteint un tronçon du tracé où le danger est multiplié par dix pour les usagers de cette route. Faudrait-il qu’un accident grave se produise pour que l’on se décide enfin à réagir ? Il y a urgence à fermer cette route à la circulation ou du moins pendant les heures de travail de ce chantier et encore on pourrait réduire les risques d’accidents sans les écarter tout à fait, vu que bien des heures après l’arrêt des travaux en fin de journées, des pierre en suspens sur le talus supérieur surplombant la route, ébranlée par les secousses produites par les bulldozers, qui procèdent au décapage des terres se détachent et chutent par intermittence directement sur la route, comme nous l’avions souligné dans notre article. C’est un miracle qu’aucun accident ne se soit encore produit en ces lieux, vu que même tard dans la nuit la circulation ne diminue point d’intensité, aggravée par le tracé serpentant de la RN 30 entre la ville de M’chedallah et celle de Saharidj. Les véhicules peuvent être victimes à tout moment d’une ou plusieurs grosses pierres au détour d’un virage, comme il est possible de recevoir l’une de ces pierres directement sur la tête, l’obscurité aidant le danger est amplifié. De plus, au petit matin de chaque journée, une brume opaque produite par le « micro-climat » dû à la proximité du nouveau barrage « Tissedlit » recouvre toute cette partie de la région, ce qui réduit sensiblement la visibilité.

O. S.