l 21 juin 2001 – 21 juin 2006, il y a déjà cinq ans depuis que Didouche Samir et Khalfouni Kamel ont été assassinés par les gendarmes venus d’Alger, empêcher les manifestants de s’approcher de la brigade de la Gendarmerie nationale. Pour que la population n’oublie pas ces martyrs tombés pour les libertés et la démocratie, le comité d’organisation de cette date commémorative a initié un riche programme. Hier, aux environs de dix heures les organisateurs, dont les élus locaux, les travailleurs de l’APC ainsi que de nombreux citoyens ont déposé une gerbe de fleurs à la mémoire des deux martyrs. « On ne peut pas oublier ces jeunes. Ils ont été assassinés parce qu’ils ne voulaient pas que la hogra règne en maître » a déclaré un citoyen ayant participé à l’événement. D’ailleurs, cette commémoration a été réussie, contrairement à celle de l’an dernier qualifiée par de nombreux citoyens de mascarade. Après ce recueillement, comme a été prévu dans le programme placardé sur les murs de la ville, la procession s’est déplacée jusqu’à Ath H’Niche pour se recueillir sur la tombe de Haniche Hamid, lui aussi, disparu tragiquement un certain 30 mai de la même année après la grande marche organisée par le FFS à Alger. « C’est un devoir de rendre hommage à ce jeune ravi à la fleur de l’âge parce qu’il voulait avoir le droit d’avoir des droits », nous a dit un militant du parti d’Aït Ahmed. Il faudra, si besoin est, de rappeler que ce jeune homme avait été atteint par la balle d’une sentinelle de l’amirauté. Pour la nuit, l’allumage de bougies a été respecté aussi bien en ville que dans les villages de la commune. Quant au reste du programme, il s’étalera jusqu’au 25 du mois pour commémorer une autre date, celle de l’assassinat de Matoub Lounès.
Amar Ouramdane
