Don du sang don de la vie, bis

Donner son sang peut sauver une vie : jamais slogan n’a dit la vérité en termes aussi directs, sans détour ni fioritures de style. Qu’il s’agisse d’un accidenté ayant perdu du sang ou d’un opéré à qui il faut faire une transfusion, l’urgence est là : sans le sang, c’est l’hémorragie, donc la mort… Les hôpitaux ont des réserves, issues de dons, mais comme celles-ci sont constamment utilisées, elles s’épuisent vite. Résultat : il y a un besoin permanent du précieux liquide Les gens ne se rendent compte de l’importance de la réserve de sang que lorsqu’un de leurs proches est hospitalisé : ils sont alors appelés à son chevet pour lui donner du sang. Ce genre de problème ne se poserait pas si l’on disposait de plus de donneurs, notamment de donneurs réguliers pour alimenter les hôpitaux. La célébration de la Journée internationale du don de sang, le 14 juin dernier, a été l’occasion de le rappeler et surtout de sensibiliser le public à ce problème. Le don du sang en Algérie est volontaire et bénévole : il n’est pas question, comme cela se fait dans certains pays de monnayer ce produit vital. Toute personne adulte, ayant une tension artérielle normale et ne souffrant d’aucune infection ni maladie chronique, peut faire don de son sang. Cette année, les associations pensent impliquer davantage les jeunes dans l’opération de sensibilisation du public. Par ailleurs, une journée nationale du don de sang, une autre occasion de parler du don de sang, le 24 octobre, est instituée.

S. Aït Larba