Depuis quelques jours, la ville de Bouira fait sa toilette et semble, en matière de propreté, respirer la bonne santé. En effet, tout le long du tronçon de la grande-route Est-Ouest allant vers Aïn Bessem et scindant l’agglomération en deux, de forts jets d’eau jaillissent des camions a citernes débarrassent les trottoirs, les rigoles et la chaussée de leurs résidus, amas de terre, papier, sachets noirs et autres déchets qui dénaturent l’espace. Malgré l’état de la chaussée en dégradation, car rongée et déformée en plusieurs endroits, l’aspect général de «l’avenue» est plus accueillant, moins hostile. Certains citoyens, en voyant les agents à l’œuvre de cette opération à laquelle ils ne sont pas habitués, ont vite pensé qu’il ne s’agissait que d’une action annonciatrice de la venue d’une quelconque autorité» de haut niveau. Renseignement pris, ce «décrassage» rentrerait désormais dans les mœurs de la ville et qu’une entreprise s’en chargerait autant de fois que cela serait nécessaire. Nous apprenons que ce mardi, c’est au tour de la gare routière d’être nettoyée. A ce sujet, ce coin de la ville en a vraiment besoin car il se trouve dans un état d’insalubrité avancé. D’ailleurs, c’est à la wilaya, via la direction de l’administration locale, que ces véhicules, équipés de moyens de nettoyage,et dont l’intervention n’est prévue que dans le cadre du plan Orsec, ont fait leur apparition. Une apparition qui sera très certainement suivie par d’autres, puisque le wali, ayant constaté la nonchalance des services de l’APC dans le domaine de l’environnement, a décidé de les en «décharger». En outre, on semble prendre, de plus en plus, au sérieux ce créneau concernant l’environnement, l’hygiène et la propreté de la ville puisque, selon nos informations, quelques 400 dossiers pour l’obtention du micro crédit auraient été acceptés par une agence compétente en la matière, l’ANGEM. Bien plus, ce chiffre serait en deçà des besoins. C’est dire tout l’intérêt accordé par l’Etat au domaine de la préservation du milieu. Voilà en tout cas une initiative fort louable qui n’a pas été prise depuis belle lurette. Pourvu que ça dure.
B. Mechoub
