Un centre d’enfouissement à la place de la décharge d’Adila

Partager

Depuis le trente mars dernier,les habitants des villages de Maroco, de Adila, et des hameaux environnants maintiennent toujours la pression en continuant à barrer la piste qui mène au dépotoir. Au septième jour de cette action initiée a demander la délocalisation de cette décharge, les contestataires campent sur leur position en dépit de toutes les démarches initiées par le P/APC et le chef de daira en vue de débloquer la situation. “Cette action doit aboutir car nous avons longtemps souffert. Nos malades vivent toujours ce calvaire. On ne va pas lever les barricades si on ne voit pas les travaux dans un autre site lancés”, nous répond l’un des jeunes qui gardaient les barricades. Pour en savoir plus sur les décisions à prendre, nous avons contacté M. Chikh Amar, P/APC de Tizi-Ghenif. “Je vous répète que nous avons multiplié les démarches depuis notre installation à la tête de cette commune. pourtant, c’est un problème qui date depuis des années. Notre exécutif a même procède à un choix de terrain, mais la direction de l’agriculture a émis des réserves”, nous a-t-il expliqué en premier lieu. “Depuis le début de ce confit, chaque jour, nous nous déplaçons sur les lieux pour convaincre ces jeunes à nous comprendre, mais en vain”, a-t-il enchaîné. Selon les propos de ce maire, son exécutif ne ménage aucun effort à répondre favorablement et à trouver des solutions à cette situation. “Nos camions d’ordures ne déchargent plus à Adila. Pour éviter l’entassement de ces déchets, nous les acheminons vers une décharge à Draâ El Mizan. Mais ce n’est pas une solution”, a-t-il ajouté avant de nous apprendre que la réunion qu’il devait tenir avec les comités de village concernés au siège de la daira a été annulée à cause de l’absence du directeur de l’Agriculture. “Si ce dernier levait ces réserves, les travaux du lancement d’un centre d’enfouissement d’une grande importance ne tarderaient pas à être entamés. Je vous apprends que la direction de l’Environnement nous a promis une enveloppe de 15 milliards de centimes à cet effet”, conclut notre interlocuteur. Si ce centre devenait réalité, il résoudrait de nombreux problèmes ainsi que la création de quelques emplois.

S. Amrane

Partager