Précisions de Nadia Matoub

l Dans notre édition de dimanche dernier, votre journaliste Aomar Mohellebi écrit : «Dans la foule on s’étonne que huit ans après, il n’y a toujours pas eu de procès et que l’affaire Matoub demeure non élucidée, en dépit de la présence de trois témoins vivants au moment du crime abject : sa femme et ses deux belles sœurs». C’est ce passage de l’article qui m’interpelle et qui comporte des insinuations qui me révoltent. Le 25 juin 1998 j’ai perdu mon mari et mes sœurs et moi-même avons été grièvement blessées. S’il est vrai que le crime est abject, induire les gens en erreur l’est aussi et relève d’une attitude criminelle et irresponsable. Me concernant, j’ai eu à relater au juge d’instruction chargé de l’affaire, dans quelles circonstances vécues a eu lieu l’assassinat de Lounès, tout en insistant que je ne prétend nullement détenir la vérité suprême. En ma qualité de veuve, je réitère mon droit de savoir et connaître toute la vérité sur la mort de mon mari, Matoub Lounès.