Chaque semaine, on nous annonce, en grande pompe, l’inscription d’un projet pour la commune. Nous nous faisons alors un devoir de faire plaisir aux citoyens en leur apprenant que leur quotidien changera bientôt et que leur ville ressemblera enfin à toutes les autres. Quelques semaines après l’annonce, on nous apprend que des imprévus sont venus entraver la bonne marche de ce qui a été entrepris ou qui n’a pas été pris en compte, ou de la survenue de certains évènements, etc. Parfois, ce sont les lenteurs administratives qui ne permettent pas au projet de démarrer. L’école base 1 ne donne plus signe de vie alors que le terrain et la salle de sports prévus, à l’origine, au CEM Ouaghzen, ont changé de destination, au grand dam des jeunes de la région des Ath Menguellet. En effet, lors du choix de terrain pour la construction de la salle omnisports de la ville, un problème de financement d’un mur de soutènement non prévu initialement, s’est posé. Ce qui pourrait retarder le projet, connaissant les rouages de l’administration. Pour faire face aux dépenses supplémentaires nécessaires, la décision de transférer le budget prévu pour Ouaghzen a été suggérée, puis adoptée. Cette manne inespérée permet, même de réparer l’ancienne salle de sport qui sera mitoyenne de la nouvelle. Michelet-ville se retrouvera donc doté de deux salles, l’une à côté de l’autre, pendant que la majorité des jeunes de la région, issus du douar Menguellet, attendra une autre visite de ministre, car c’est Benbouzid qui, lors de sa visite à Ain El Hammam, avant les élections, avait demandé l’inscription d’un terrain en matico, à proximité du CEM Ouaghzen. Il est inconcevable de construire deux salles pour la population de la ville dont le nombre de sportifs est de loin inférieur à celui des villages frustrés. Comment encourager la pratique sportive lorsque les pratiquants doivent se déplacer sur quatre kilomètres, pour les plus proches (Taourirt) et sept pour Ait Ailem ? Quant aux autres constructions annoncées telles que l’antenne de mairie à Tillilit, la crèche ou les autres projets, elles ne semblent pas près de voir le jour. Les dossiers “bien ficelés” se suivent et s’amoncellent les uns sur les autres et attendent. L’idée de la réfection des trottoirs, encore une fois, fait son chemin. Ils font partie, parait-il, du plan communal de…développement.
Nacer B.
