La “ville-marché”

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Les artères, placettes publiques et autres piétonnières de la coquette ville d’Ain Bessem sont depuis déjà quelque temps prises d’assaut par les étals des fruits et légumes. La situation est telle qu’il est devenu quasiment impossible de se mouvoir en ville sans piétiner ou se faire piétiner par des citoyens chargés des fameux sacs noirs. Ils sont toujours noirs, les sacs. Du coup, et pour respirer mieux, les Ain Bessamis fuient les trottoirs et se rabattent sur le bitume. Dès lors, les voies carrossables n’appartiennent plus aux automobilistes. Ces derniers, roulant à vitesse d’escargots et agacés comme jamais, ne se gênent pas de faire valoir des bras d’honneur de derrière les vitres. Si cette caricature d’automobiliste énervé prête à sourire, celle d’une ville sale et nauséabonde n’est pas drôle du tout. S’il est vrai que le transfert des étals vers les placettes est justifié par la réfection (en cours) du marché, il est aussi vrai de la salubrité de la localité. Or, ces dernières ne semblent pas contrôler la situation et laisse n’importe quel étal s’installer n’importe où. Résultat : à la placette publique on “déguste” des sorbets de glaces à quelques centimètres de cagettes de tubercules et tomates pourries.

T. O. A.

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