Invité hier du Forum de l’ENTV, Abdelghani Mebarek, directeur général de l’Agence nationale du soutien à l’emploi des jeunes (ANSEJ), a communiqué les chiffres réalisés par le dispositif qu’il dirige et les répercussions très positives de la réforme fondamentale de l’ANSEJ depuis le 1er janvier 2004 sur les plans réglementaire, relationnel et environnemental pour réduire les contraintes et multiplier les facilités.En effet, une nouvelle dynamique est insufflée à l’ANSEJ depuis l’élévation du seuil d’investissement à 10 milliards de dinars, l’assouplissement des conditions d’accès à un crédit bancaire et le prolongement de la durée de remboursement ainsi que la levée de l’hypothèque de biens immobiliers et son remplacement par d’autres formes de garantie.Jusqu’à la fin février dernier, l’ANSEJ enregistre 252 000 projets déclarés éligibles, susceptibles de créer 696 000 postes d’emploi. Sur les 69 000 accords de crédits bancaires, 56 000 sont finalisés avec un coût d’investissement de 100 milliards de dinars.Abordant l’accompagnement bancaire et les blocages dénoncés par les jeunes promoteurs qui peinent à accéder à un crédit bancaire, M. Mebarek reconnaîtra que bien qu’au démarrage de l’ANSEJ, l’adhésion des banques était très limitée et les appréhensions ont été manifestement affichées, il n’en demeure pas moins qu’actuellement les banques rassurées par la création du fonds de garantie qui réduit le risque d’échec, octroient de plus en plus de crédits. Pour étayer ses propos, il avancera qu’en dépit des lacunes existantes, notamment au niveau local et les insuffisances à parfaire, les banques ont accordé 110 milliards de dinars en suivant une courbe ascendante allant de 69 projets financés en 1997 à 14 500 projets en 1999 et entre 2003 et 2004 le nombre de crédits octroyés a augmenté de 82%. Il ajoutera également que la banque garde toute son autonomie lorsqu’un jeune s’adressera à elle pour négocier son crédit. Lorsque le refus est motivé, il permettra au jeune promoteur et à l’ANSEJ qui l’accompagne de revoir le dossier et de pallier aux insuffisances.Quand les refus deviennent collectifs, un comité local de suivi regroupant des représentants des banques de l’ANSEJ et des impôts relèvera les problèmes qui seront discutés afin d’apporter les solutions adéquates.Pour réduire l’une des deux contraintes majeures à l’investissement qu’est le foncier industriel, M. Mebarek propose un autre concept développé en Occident depuis une vingtaine d’années, les pépinières de microentreprises.Faire germer les entreprises dans le même endroit avec une multitude de services offerts et des charges fixes réduites. Une fois l’entreprise développée, le promoteur est incité à se déplacer ailleurs.Trois pépinières sont créées dans des ex-galeries et Aswak récupérés et affectés aux dispositifs de l’ANSEJ. La première pépinière sera opérationnelle dans la wilaya de Tizi Ouzou dans deux mois et elle regroupera 41 microentreprises.
H. Hayet
