Les documents anonymes, qui circulaient ça et là sous forme de tracts ou via le Net, nous ont habitué à engager des «débats» et parfois des polémiques sur des sujets pertinents comme celui relatif à la mort de Lounès Matoub, ainsi que celle du défunt Boudiaf. Mais personne n’est parvenu à démasquer le ou les auteurs de ces déclarations. Récemment, un document des plus insolites a atterri dans cette commune et a été reproduit en plusieurs exemplaires. Que veut-on faire gober aux naïfs ? En fait, ce document nous parle des miracles du coran. Il a mis en exergue l’effondrement aux Etats Unis des deux tours jumelles un certain 11 septembre 2001. Puis, d’une manière hautement satisfaisante le rédacteur du document en question affirme que cet événement a déjà été dans le texte sacré. En guise d’argument, ce fanatique s’appuie sur l’une des sourates qu’est celle de «Taoubah». Et c’est là justement que le concours de la coïncidence produit la concomitance. Alors il se réfère au verset 109 de celle sourate qui parle de construction et qui dit ceci : «lequel est plus méritant ? est-ce celui qui a fondé son édifice sur la piété et l’agrément d’Allah, ou bien celui qui a placé les assises de sa construction sur le bord d’une falaise croulante et qui croula avec lui dans le feu de l’enfer ? et Allah ne guide pas les gens injustes». Là, on a mis en relief l’ordre des sourates dans le coran, et celle-ci est classée 9°, ce qui correspond au mois de l’effondrement (septembre). Aussi, ce verset est classé dans la 11° partie qui correspond au jour de l’effondrement. Quant à la troisième «preuve», on ajoute que cette sourate est composée de 2001 mots, ce qui signifie l’année de l’événement. Plus loin dans le document, on enfonce les moins avertis dans une autre problématique en leur faisant croire qu’un imam saoudien, un vendredi après une lecture du coran, a vu dans un rêve le prophète lui dire : «comme ce jour (11. 09), près de 6000 musulmans ont péri et aucun n’est entré au paradis en raison de leur désobéissance et leur impiété». Et pour assurer une meilleure distribution de ce manuscrit, et endoctriner le maximum de gens, trois cas ont été cités. Le premier, après l’avoir reproduit en plusieurs exemplaires et dispatché est devenu riche, le second l’a oublié et il s’est vu radié de son travail. En se rappelant de ce document, il l’a photocopié en dix exemplaires et l’a distribué à des amis. Quelques jours plus tard, il s’est fait embauché dans une entreprise en qualité de cadre. Quant au troisième, il l’a complètement jeté, et neuf jours plus tard il a… rendu l’âme. Il faut dire que plusieurs personnes ayant reçu ce «courrier» n’ont pas hésité à le reproduire en plusieurs copies. C’est ce qui nous a affirmé un propriétaire d’un kiosque en disant que : «Des gens sont venus photocopier ce document et le distribuer, car ils ont peur de mourir». Certes, tout le monde appréhende la mort et un croyant doit faire fi de toutes ces pratiques à tendance fanatique étant donné que la mort se décide par le créateur. Heureusement, la commune regorge d’esprits consciencieux qui veillent à faire respecter les traditions purement ancestrales hors de tous parasitages émanant de personnes malveillantes.
M. Smail