La sortie prématurée du Nacéria de Bgayet de la compétition africaine dès les premiers tours, est un fait aussi anormal qu’inattendu, qui n’a pas manqué de provoquer émoi et grande déception dans les milieux de la balle au filet qui ont beaucoup misé et mis tant d’espoirs en ce club, pour y jouer les premiers rôles. Certes, le tirage au sort ne l’a guère favorisé dans une désignation à un groupe qualifié de celui de la mort. Son alignement avec des clubs de la trempe de Pipeline et du Ahly… qui ne peuvent être considérées que comme des formations nettement plus expérimentées et mieux préparées à ce genre de compétition. Deux adversaires qui n’ont pas lésiné sur les moyens et aptes à jouer le titre, notamment les Kenyannes qui postulent rééditer la première place obtenue au Sénégal. Les Bgayeties se sont rendues à Naïrobi avec seulement dix joueuses, ce qui présente déjà une première défection et ont par ailleurs manqué sensiblement de préparation. A l’exception des quelques rencontres du championnat et celles de la coupe… quelques matchs insignifiants au regard d’un niveau national perturbé et très en baisse cette saison. Elles n’ont bénéficié d’aucune préparation spécifique pour pouvoir faire une entrée en compétition revigorées. L’équipe a pris également le départ et est rentrée en lice sans aucun apport psychologique d’avant-départ. Une entrée inaugurée par une confrontation au sommet entre l’équipe locale du Pipeline qui a fait office de finale lors de la précédente édition. Elles l’ont abordée avec de la trouille et un manque d’assurance face à leur ancien bourreau qui avait tous les avantages de gagner car mieux loti et jouant devant son public. Cette défaite concédée difficilement et à l’issue d’une bataille acharnée a beaucoup marqué les filles du NCB encore inexpérimentées qui ont dû poursuivre leurs parcours la peur au ventre. Au lieu de se libérer et entamer la suite déchargée de toute pression, elles ont fait preuve d’un excès de prudence démesuré qui a concouru à leurs mauvaises prestations ponctuées par un nombre incalculable d’erreurs directes répétées, qui a re-provoqué une autre défaite contre le Ahly dans le troisième alors qu’elles avaient la possibilité d’aller vers le tie break. Les leçons à tirer de cet échec programmé sont d’abord et en premier lieu du côté du club qui doit travailler pour s’améliorer davantage sur tous les plans, notamment l’aspect psychologique qui reste le volet le plus négligé de toutes nos formations, et ce, à tous les niveaux. Les solutions sont également à rechercher ailleurs et notamment au niveau de nos instances et des responsables à tous les échelons de la pyramide, pour assurer à l’avenir à nos représentants futurs à ce genre de manifestation toutes les commodités et le confort nécessaire, pour mieux s’exprimer et parvenir à les exempter des formalités et autres frais de participation. Car la préparation d’un club étant un tout, ce n’est pas en lui offrant des billets en dernière minute, qu’on est rassuré de ses exploits… Une réception par une autorité est aussi un facteur important pour cette préparation. Quant au NCB nourri par sa culture de défaite fera son mea-culpa et se rattrapera en coupe d’Afrique.
M. Oulhadj
