Regard sur la petite industrie

Pas moins de dix (10) unités de production toutes spécialités confondues forment pour l’instant la petite industrie dans la localité d’Aomar. Figurent dans cette dynamique de fabrication 2 briqueteries, 2 unités de production de faïences, 2 fabriques de grillage, 3 unités de fabrication de matelas et 1 unité de production d’insecticides. On ne se rend pas compte tout de suite de l’existence de cette activité commerciale. Pas de placards publicitaires ni même un écriteau annonçant la présence sur les lieux d’établissements transformant des matières premières en marchandises d’usage courant. Six (6) unités de production sont rattachées au secteur du bâtiment; les produits fabriqués trouvent preneurs dès la sortie de l’usine. Les matelas et l’insecticide ne présentent pas de difficultés dans l’écoulement : le besoin est constamment renouvelé. Les collectivités, et les ménages peuvent à eux seuls absorber l’offre mise sur le marché. Aussi, tant que la concurrence ne s’est pas installée, l’investisseur n’est inquiété ni dans l’amélioration de la qualité ni dans le prix qu’il peut maintenir à sa guise. Un point noir toutefois qu’on ne peut pas taire : la main-d’œuvre est recrutée de partout mais pas d’Aomar. La petite industrie est un investissement productif. Elle crée l’emploi et les richesses. Par son implantation dans la commune, on peut atténuer le chômage et donner une qualification aux jeunes tentés par l’apprentissage d’un métier.

A. Cherif