Trois sanctuaires du GSPC démolis, vingt bombes désamorcées

Déclenchée il y a plus de cinq semaines à l’est de la capitale avec comme bilan provisoire, l’élimination d’une quinzaine de terroristes, la vaste offensive militaire baptisée « Araignée », s’est poursuivie ce week-end, particulièrement dans les maquis de Djerrah, 25 km au sud-est de Boumerdès. Les coins de montagne surplombant la localité d’Ammal et les gorges de Lakhdaria, demeurent donc le théâtre d’une forte concentration des forces de l’ANP. Celles-ci ont encore intensément pilonné à l’arme lourde des endroits jouxtant Doukane, douar déserté par ses habitants à partir de 1995 à la suite des exactions de l’islamisme armé. Les bombardements intensifs ont provoqué, ce mercredi en fin d’après-midi, un embrasement extraordinaire faisant exploser, a-t-on expliqué, plus d’une vingtaine de bombes artisanales. Une fumée noire se dégageait de cet endroit. Sollicités, les services concernés sont aussitôt intervenus pour maîtriser le feu avant qu’il n’atteigne les hameaux voisins, relevant des agglomérations d’Ouled Bellemou et Ath Abd El Hadi. Le bilan des frappes militaires fait également état de la démolition d’au moins trois casemates. On ajuste les tirs pour cibler surtout le fond des vallées de Djerrah, parsemées de rochers, où l’on soupçonne toujours la présence d’importantes serriates de la phalange sanguinaire d’El Farouk. D’autres sources signalent que l’armée régulière boucle là les différentes issues pour empêcher la mobilité des groupes islamistes armés. Une pression méthodique qui aura permis, dans la même contrée, d’abattre en moins d’un mois trois terroristes et de contraindre à la reddition trois autres éléments du GSPC dont un certain Dolache, qui a pris le maquis en septembre 2005, juste après l’assassinat de l’édile municipal local d’obédience FLN. D’importants moyens sont aussi engagés dans les maquis avoisinants, notamment ceux de Ghzerwal, Mazer, Ouled Ali et Bouzegza, afin de neutraliser les hordes islamistes qui y sévissent. On laisse entendre que les opérations militaires de l’été 2006, avant l’échéance du 31 août, seront décisives.

Salim Haddou