Si Algérie Poste multiplie ses initiatives pour développer ce secteur en mettant à la disposition de ses clients des cartes interbancaires, il n’en est pas de même pour les infrastructures. Effectivement, mises en place au début des années 80 dans le cadre de la décentralisation, aujourd’hui, l’avons-nous constaté, certaines agences postales ne répondent plus aux besoins des usagers. A commencer par leur exiguïté. Dans certaines communes, le client trouve énormément de difficultés pour juste se frayer un chemin. A titre d’exemple, le bureau postal dans le chef-lieu de la municipalité de Ain Zaouia. Au moment du paiement des pensions des veuves et filles de chahids, nombreuses sont celles qui sont contraintes de rester en dehors de l’enceinte. Quant au personnel, nous avons appris qu’il se limitait au chef de l’agence. D’ailleurs, même si deux agents lui venaient en aide, le service se trouve quelquefois dépassé quand on sait que la commune de Ain Zaouia dépasse les dix-huit mille habitants d’une part, et que d’autre part, le bureau postal implanté à Boumahni, l’un des plus grands villages de la commune a été fermé depuis belle lurette pour raison du manque de sécurité. Les citoyens de ce village et ceux des hameaux environnants demandent sa réouverture car, nous ont-ils dit, le périmètre où se situe celui-ci est sécurisé depuis l’implantation d’un cantonnement de la garde communale. Ce que regrettent aussi les habitants de cette commune est le départ du facteur à la retraite. “Depuis qu’il n’y a plus de facteur, notre courrier s’égare. Ils sont nombreux ceux qui ont réclamé suite à cette situation désespérée”, nous a affirmé un citoyen d’Ait Maâmar. “A quand un facteur permanent ?”, se demandent les habitants de la ville et des villages. Ce que ne comprennent plus les usagers de ces services c’est le dérangement signalé au niveau de la visionneuse. “Depuis que cette poste a eu cet machine, cette dernière n’a pas fonctionné un mois sans qu’elle ne tombet en panne. A quoi cela sert d’avoir une visionneuse, et puis se rendre toujours à Boghni ou à Draâ El Mizan pour un quelconque retrait ?”, s’interroge un retraité de l’éducation. Au demeurant, tout comme pour de nombreuses agences postales de cette catégorie, il est attendu d’Algérie Poste de consentir des efforts en vue de les rentabiliser au maximum car il ne s’agit pas seulement d’ouvrir des bureaux, mais plutôt d’améliorer la qualité de ses prestations de services comme c’est le cas actuellement de la téléphonie qui, ne l’omettons pas, a fait des pas de géant ces derniers temps.
Amar Ouramdane
