« L’heure est au travail et la production… »

« Nous sommes appelés aujourd’hui à dépasser la politique des slogans creux et nous mettre sérieusement au travail pour faire avancer tamazight ». C’est en ces termes qu’Ali Mokrani, chef de cabinet du Haut Commissariat à l’Amazighité, a enclenché son allocution durant la cérémonie d’ouverture du stage de perfectionnement des enseignants de tamazight exerçant à Béjaïa pour le HCA, en collaboration avec le ministère de l’Education nationale. De son côté, le directeur de la Direction de l’éducation de cette wilaya, présent à cette circonstance, a mis en exergue les efforts consentis par son organisme à l’effet de promouvoir cette langue tout en se montrant optimiste sur l’avenir de l’enseignement de la langue de Massinissa et affiche son entière disponibilité pour mener à bien ce processus engagé depuis 1995. Durant ce regroupement, les 140 stagiaires issus des wilayas où une progression de l’enseignement de tamazight est enregistrée, traiteront la problématique de la pédagogie du projet sur deux volets. D’abord, des communications sur ce sujet pertinent sont programmées à l’effet de les doter de connaissances théoriques, étant donné que la quasi-totalité de ces derniers sont fraîchement recrutés dans ce corps. Puis, les organisateurs de ce séminaire ont réfléchi au volet pratique pour répondre aux besoins de séminaristes. Alors, des groupes de travail ont été mis en place, assisté par un encadrement de proximité pour pouvoir élaborer à la fin du stage un spécimen de projet selon les séquences appropriées. Dans un autre registre, il y a lieu de signaler, ou plutôt éclaircir, un fait de taille. Sinon, comment peut-on interpréter tous ces efforts déployés par le HCA pour former, ne serait-ce qu’en un temps limité, ces nouveaux enseignants, alors qu’ils dépendent du ministère de l’Education ? Pourtant, lors de l’élaboration des manuels scolaires et autres programmes, cette institution rattachée à la présidence de la République chargée de la réhabilitation de l’Amazighité dans toutes ses dimensions, n’a pas été associée alors que, normalement, elle a un droit de regard sur ce travail. En dépit de cette mise à l’écart dont fait l’objet le HCA, sa Direction chargée de l’enseignement et de la formation, continue de se battre et prend cette préoccupation à bras-le-corps et ne ménage aucun effort pour faire aboutir cette cause noble et propulser tamazight vers le niveau qu’elle mérite. Il est tout de même important de souligner tous ces efforts que Mme Bilek, sous-directrice au HCA, ne cesse de fournir, et ses multiples démarches pour amener les responsables du département de Ben Bouzid à se pencher sur le cas de tamazight.

M. Smaïl