Le bac ! Et après ?

Comme tous les ans, à la joie d’avoir décroché le bas succède l’amertume de ne pouvoir suivre les études de son choix : avec l’attestation de succès, et cette année, le diplôme définitif, il y a la feuille des ‘’possibilités ». Une feuille qui, en fonction de la moyenne obtenue à l’examen, fixe les filières auxquelles il peut s’inscrire. Et cette année, plus que les autres, les choix ont été encore limités : il faut pratiquement avoir obtenu plus de 12,5 pour prétendre aux meilleures branches : informatique, architecture, pharmacie, institut de commerce, médecine… Et encore : la note exigée ne fait que donner la possibilité de postuler pour une formation. Il appartient à l’administration de faire ses attributions, attributions qui, selon elle, se font en fonction du classement sur les listes… Comme il y a dix choix à effectuer, vous n’êtes pas assurés d’obtenir ce que vous voulez puisqu’on peut vous affecter le dernier choix ! Et comme souvent ce sont les deux ou trois premiers choix qui correspondent réellement aux vœux du bachelier, c’est aussi souvent le drame ! Et qu’on ne vienne pas parler d’échec à l’université : plus de la moitié des étudiants ne font pas des études de leurs choix, beaucoup demandant, à la fin de la première année, de faire des transferts et certains abandonnant même leurs études. Il est temps de réformer ce système sélectif à outrance, de donner à chacun la possibilité de faire les études de son choix. Les jeunes Algériens seraient certainement moins frustrés et plus disposés à travailler !

S. Aït Larba