L’objectif principal assigné à cette rencontre qui a regroupé notamment les cadres locaux du secteur de l’agriculture, est de vulgariser l’utilisation de ce produit considéré comme (important) moyen de développement agricole et jouant, donc, un rôle indéniable pour la promotion des exportations hors hydrocarbures de notre pays.Parlant de ce produit fabriqué en partenariat avec la société C.M.M Algérie, le P-DG de l’unité Tubrofil en l’occurrence Benkanoun, a souligné que “la serre multichapelles répond aux multiples demandes des agriculteurs.” Il notera cependant que cette technique dont l’utilisation est massive, systématique en occident “n’est en Algérie qu’à ses premiers balbutiements”.Le représentant de comptoir Maraicher méditerranéen (C.M.M), M. Bellsola a expliqué lui que l’Algérie peut relever le défi de la compétitivité dans le domaine agricole en utilisant cette technique performante.Il indiquera qu’on est dans un pays disposant d’énergie pétrolière, gazière, électrique et solaire en quantités importantes. Ce qui facilite l’introduction de cette nouvelle technique, plus rentable que la serre tunnel ancienne pour augmenter la production de matières agricoles à moindre coût. Découragés par le coût de production agricole qui atteint parfois 80% des dépenses engagées, de nombreux investisseurs se tournent vers Algérie recelant d’énormes potentialités dans ce domaine précis, a-t-il expliqué en substance.Mais l’on a relevé, cependant, que jusque-là seulement quelques hectares à l’ouest et au centre du pays font usage de cette nouvelle technique. M. Bellsola qui supervise depuis deux ans, pour le compte de C.C.M une serre multichapelles à Isser d’une superficie de 16 000 m2 a déjà réalisé des rendements appréciables dans la production de la tomate. Pour peu que les banques notamment la Badr, consentent à débloquer les crédits nécessaires, pour la promotion de ces entreprises, l’essor de l’agriculture algérienne sera garanti en moins de dix ans, a-t-on escompté.
Salim Haddou
