La situation est catastrophique

Comme nous l’avons signalé dans notre reportage consacré à la commune des Ouadhias (dans notre édition du samedi 9 octobre 2004), ce n’est pas l’eau qui viendrai à manquer, sur le site de pompage Takhoukht. C’est la tuyauterie dont la pose remonte à 1985 qui doit être refaite dans sa totalité sur une distance de 3,5 km. Alerté à plusieurs reprises par l’administration communale, la daïra et le comité inter-villages Iwadhyen les services de l’hydraulique ont annoncé les travaux de réfection malheureusement, soulignent les animateurs du comité inter-village crée le 27 septembre 2004, « 300 mètres seulement ont été réalisés, par conséquent, il reste à faire encore 12 km et demi ». Les membres du comité de village s’interrogent sur le pourquoi de l’entame des travaux, mais surtout pourquoi ces mêmes travaux n’ont pas repris depuis fin 2004. Rappelons qu’une visite de travail du wali de Tizi Ouzou, a été prévue à travers la daïra et serait interrompre suite aux intempéries du mois de décembre et janvier écoulés. En tout état de cause, la situation est telle, que le chef de daïra des Ouadhias, s’est réunie avec les notables, en date du 29 mars 2004. L’ordre du jour inscrit étant l’évaluation de la situation AEP et l’établissement d’un programme draconien de distribution d’eau, qui est de l’ordre de 48 heures par semaine. La vétusté du réseau AEP est telle que seulement 200 m3 d’eau, sur les 2400 m3 pompées arrivent au château d’eau implanté au village Aït Abdelkrim. 2200 m3 de cette matière indispensable à la vie se perd dans la nature, jusqu’à provoquer des érosions !Pour parer au pire, des camions citernes sont prévus, ce qui ne manquera pas de provoquer de véritables tensions. A cette situation qui est loin d’être reluisante, la station de pompage est dépourvue d’un groupe électrogène de secours, ce qui complique d’avantage la situation lors des coupures de courant. A Ouadhias-centre, qui est alimenté par le seul réseau Taboudh, et ce, depuis le mois de décembre 2004, les citadins ne sont pas mieux approvisionnés. Pas plus d’une fois par semaine. L’administration communale a, toutefois, mis à la disposition des citoyens deux camions citernes qui sillonnent les quartiers. Le sempiternel problème de Ouadhias en matière d’AEP, et d’autres problèmes, ne datent pas d’aujourd’hui. Les représentants du comité reviennent à la charge par ces propos : « Le problème AEP n’a pas été pris en charge sérieusement. Des engagements des autorités locales ont été donnés pour solutionner définitivement cet épineux problème, mais la population ne voit rien venir malheureusement », et de continuer « Pourquoi les travaux de réfection ont été stoppés au bout de 300 mètres ? ». Soulignons que le montant global du budget de réfection est estimé à 4 milliards de centimes et dépassent largement les capacités budgétaire de la commune des Ouadhias, qui dispose de tous les atouts pour être une commune riche, à l’instar de sa voisine Boghni. Les mauvaises gestions des APC qui se sont succédées à la tête des exécutifs, le clientélisme, le bradage de son foncier, ont fait que Ouadhias connaisse la situation peu reluisante et paradoxale qu’on lui a imposé : Pauvre dans ses richesses.

M. Ouanèche