Venus de plusieurs wilayas, notamment de Ouargla, de Aïn-Defla et surtout de Tizi Ouzou, des artisans exposent à la vente du 23 au 27 juillet à l’école Ibn-Rochd à El Khemis-Béjaïa, les fruits de leur labeur qui vont des burnous tissés aux bijoux en argent fininement ciselés, en passant par les robes de mariées, les robes de Tizi Ouzou, les kachabias de Touggourt et autres serviettes de table brodées main. La poterie, la vannerie, la sculpture sur bois occupent également une place de choix dans cette foire de l’artisanat. Mais cette manifestation, initiée par la Chambre de commerce et d’industrie en partenariat avec l’APC de Béjaïa, ne semble pas rencontrer le succès escompté par ses organisateurs tant le public, non seulement ne se bouscule pas au portillon mais semble complètement l’ignorer. En effet, au troisième jour de son ouverture, c’est à peine si quelques curieux font nonchalamment le tour des stands à travers les salles de classe et dans le préau de l’école. Cette défection du public faut-il l’imputer au manque de publicité et d’informations relatives à la manifestation ou aux prix jugés excessifs affichés par les exposants ? Un visiteur, rencontré sur place demande à un autre d’en juger : burnous 15 000 DA, kachabia 10 000 DA, nappe plus six serviettes de table 9 000 DA, miel 1 400 DA le demi-litre.
B. Mouhoub