L’été vient à peine de commencer et des hectares de forêts partent déjà en fumée ! L’été, c’est les vacances et les loisirs, mais c’est hélas également la saison des incendies. Chaque année, la question se pose : fait-on vraiment ce qu’il faut pour protéger le patrimoine forestier du pays ? Les régions les plus exposées, comme la Kabylie, sont-elles suffisamment pourvues en postes de surveillance, en personnel et en matériels ? Les opérations de débroussaillage ont-elle été menées comme il convient ? Des campagnes de sensibilisation, en direction des populations, ont-elles été organisées ? Chaque année, des appels sont lancés en direction des autorités concernées mais chaque année, c’est la catastrophe : des centaines d’hectares sont ravagés par le feu, des maisons sont détruites et des populations sont mises en danger. Certes, les incendies de forêt sont un fléau international et on garde en mémoire les images des feux qui ont embrasé, l’année dernière, des pays comme l’Espagne, le Portugal, ou même les Etats-Unis, mais on sait que lorsque des mesures préventives sont prises, les catastrophes sont évitées, ou du moins très vite circonscrites. On n’a pas besoin, pour cela de grands moyens : les pays scandinaves ont montré qu’avec une surveillance sans relâche, des opérations régulières de débroussaillage et surtout la prise de conscience des populations, on peut éviter pas mal d’incendies. Il est vrai que dans ces pays-là, l’école, comme les sociétés protectrices de la nature et les médias publics jouent leur rôle d’informateurs !
S. Aït Larba
