Ali Aoun dément la pénurie de médicaments

« Il n’y a pas de rupture de médicaments mais plutôt de marques », a-t-il confirmé fermement en ajoutant que « ceux qui crient à la rupture ne sont que des manipulateurs ». Preuve à l’appui, M. Aoun a signalé que Saïdal détient un stock de deux mois et demi de production dans toutes ses gammes. Passant à un autre sujet, non moins important que le premier, à savoir la production de l’insuline, l’orateur a profité de cette occasion, pour répondre à ses détracteurs qui ont lancé des estocades quant à ce projet. A ce propos, il a indiqué que « l’usine est en bonne voie ». Selon ces dires, cette usine implantée, faut-il le rappeler, à Constantine sera fin prête pour la production fin juin prochain. Quant à la validation des produits, elle le sera au plus tard juillet. « Le début des essais commencera fin juin », a lancé M. Aoun tout en se montrant serein et convaincu que les délais seront respectés. C’est dans cette optique d’ailleurs qu’il a prévu une visite d’inspection au profit de la presse afin de leur permettre de constater de visu l’avancement du projet. « Même si l’insuline n’est pas une spécialité de Saïdal, je tiens à dire et à confirmer que nous maîtrisons le projet », a-t-il également assuré. Avant de fermer ce dossier, le P-DG de ladite firme pharmaceutique souligne, toutefois, que Saïdal ne cédera pas aux pressions », allusion faite à ceux qui l’ont accusé d’avoir mis un retard dans la réalisation de ce projet. Pour rappel, il a fait savoir que Saidal avait signé un contrat de partenariat avec Aventis, une entreprise suisse, le 25 novembre 2003 et lancé les travaux en mai 2004. Evitant d’être sujette à d’autres polémiques, le président-directeur général du groupe Saïdal a insisté sur le fait que « la commercialisation de l’insuline ne dépendra pas de son établissement mais du département ministériel concerné ». « La date de la mise sur le marché ne sera pas de notre ressort », a-t-il souligné en enchaînant, sur le même ton, que « son usine ne produit plus les antituberculeux et cela depuis plus de deux ans ». Revenant à l’installation du conseil scientifique, objet de la conférence de presse, Ali Aoun a fait savoir que ce dernier est composé d’éminents professeurs en sciences médicales, représentant différentes spécialités. « Ces disciplines sont en rapport avec la problématique de développement du groupe Saïdal dans les domaines des choix des médicaments, de modernisation de la gamme, des axes de recherche et des besoins de formation médicale ». C’est dans cette optique d’ailleurs que le directoire de M. Aoun ambitionne d’élargir ces liens avec les « hommes du savoir et de la science ». Voulant justifier la décision du conseil de l’administration du groupe de renouveler pour la deuxième fois le mandat de l’ancien conseil scientifique, le n° 1 de Saïdal a fait savoir que l’équipe formant la composante de ce dernier a été à la hauteur de leurs espérances. « Le choix a été établi sur la base du bilan largement positif enregistré lors du premier mandat. « Pour ce qui est des missions attribuées à ce conseil, son président, le professeur Zidane Charef, a fait savoir que l’une de leur priorité réside dans la mise en place d’un mécanisme d’éclairage susceptible d’aider le groupe à faire ces choix de production. Le conseil scientifique veillera également sur la qualité du produit et sur la sécurité sanitaire. A cela s’ajoute le rôle d’information et d’encadrement. La mise sur pied d’une politique en matière de recherche pharmaceutique et médicale du groupe ainsi que l’élaboration des programmes ayant trait à la coopération avec les experts étrangers seront également inscrits dans son plan d’action. Dans ce contexte, M. Aoun a indiqué que son objectif est « d’établir des passerelles entre les universités et le monde de l’industrie pharmaceutique ». C’est dans ce cadre d’ailleurs, ajoute le même interlocuteur, que quatre conventions de partenariat seront signées avec des institutions étrangères la fin de mois-ci.

Wassila Ould Hamouda