Le scénario qui s’est produit dimanche dernier au chef-lieu de la commune de Chorfa n’est sûrement pas inédit, Des citoyens ont occupé le siège de l’APC pour la fermer complètement et ce jusqu’à ce jour. En effet, tout a commencé, quand récemment la municipalité a, dans le cadre d’une opération de recasement, recensé les propriétaires d’une ancienne cité vétuste datant de l’ère coloniale et auxquels le maire a proposé de nouveaux logements, mais certains délégués représentant ces propriétaires ont évidemment rejeté la liste des 75 bénéficiaires et parallèlement, ces délégués ont pour leur part après un recensement, exigé 114 logements, et suite à un recours introduit par ces derniers, et lors d’une réunion qui a regroupé le président de l’APC, les 6 délégués, la commission de wilaya a arrêté une liste définitive de 96 bénéficiaires qui a été affichée au niveau de l’OPGI de M’chedallah. Ainsi, l’opération de distribution a commencé, supervisée bien évidemment par le maire. «On a envisagé de prendre en charge le cas de ces locataires de cette cité vétuste depuis longtemps. C’était une priorité, et cela dans le cadre d’une opération de recasement et suite au rejet de la liste que nos services ont élaborée, on a respecté la volonté de nos concitoyens, qui ont fait leur propre recensement, et en introduisant un recours. Une réunion de travail a été programmée et alors la commission de la wilaya a tranché définitivement en accentuant une liste de 96 bénéficiaires, qu’on a remis eux services, de l’OPGI de M’chedallah, et des lors, l’opération de distribution des logements a commencé. 65 bénéficiaires se sont acquittés des frais du loyer, et ils ont pu déménager et rejoindre leurs logements, mais une poignée de gens seulement insatisfaite du partage, ils veulent plus d’un logement, et ce matin, après avoir occupé le hall de l’APC. J’ai préféré évacuer l’enceinte et libérer les travailleurs», nous confirme le maire. Pour leur part, les citoyens contestataires rencontrés sur les lieux ont exprimé leur colère et leur indignation quant au partage inéquitable et le non respect de certains critères d’attribution de logement. L’un d’eux nous dira. «Par cette action, nous avons voulu exprimer notre indignation par rapport au non respect de certains critères d’attribution de logement et le refus des autorités du traitement de certains recours qu’on a introduit. Nous demandons plus de transparence et de justice sociale et que la lumière soit faite sur l’attribution arbitraire de certains logements. Nous exigeons qu’une commission d’enquête se dépêche afin de revoir et le recensement ainsi que la liste des bénéficiaires que l’APC a élabora elle-même. Nous refusons de quitter nos anciennes habitations car l’opération de recensement et de relogement est, à notre avis, jugée opaque».Et à l’heure actuelle, ces contestataires qui occupent les lieux refusent de céder les anciennes habitations, même si d’autres ont quitté cette ancienne cité, que l’APC envisage de démolir pour que le chantier de la construction d’un CEM commence.
Djamal M.
