Après Mobilis dont l’antenne a élu domicile sur le toit d’une bâtisse appartenant à un particulier au centre-ville du chef-lieu de la commune, c’est au tour de Djezzy et Nedjma de se manifester dans la région et de jeter leur dévolu sur une colline du village Aggach à quelques encablures au sud du siège de l’APC où ces opérateurs sont entrés en possession de deux parcelles de terrain à travers un bail pour la réalisation de leurs antennes-relais sur ces terrains presque côte à côte que sépare une distance de vingt mètres à peine. Le choix de ces lieux répond aux conditions requises par la position élevée dominante de ces lieux pouvant couvrir tout le territoire de la daïra de M’chedallah, ainsi qu’une bonne partie du tronçon de la RN5 entre Bordj Bou Arréridj et Bouira et celui de la RN26 de Tazmalt jusqu’à Bouira. C’est après plusieurs mois d’inspection dans toute la région que ces opérateurs ont repéré cet endroit dont les terrains appartiennent à des particuliers et dont les concessions sont achevées après les procédures d’usage. L’un des opérateurs, en l’occurrence Djezzy a d’ores et déjà commencé les travaux de terrassement en vue de procéder au montage du pilon de l’antenne-relais qui, nous apprend-on sur place, dépasserait les 50 mètres de hauteur. Nedjma de son côté est en cours d’acheminer le matériel et matériaux nécessaires pour lancer les travaux dans un proche avenir selon le propriétaire du terrain, ce qui nécessite en premier lieu l’ouverture d’une piste sur une distance de 300 mètres environ pour accéder au terrain. Ces nouvelles installations parachèveront sans aucun doute le programme de couverture en matière de téléphonie mobile et désenclaveront la région sur ce volet avec possibilité du choix de réseau en plus pour les utilisateurs de ce moyen de communication, qui ont eu à souffrir par le passé des fréquentes ruptures sur l’unique ligne fixe et provoquées par les intempéries, toute la région se retrouverait « coupée » du reste du monde à chaque coup de vent ou tempête de neige. L’arrivée de ces antennes était attendue avec impatience par la population à tel point que dernièrement il a été question d’une pétition sollicitant l’intervention des opérateurs du mobile qui a circulé à travers villages et hameaux et signée et paraphée par des centaines de citoyens avec la libre commercialisation du téléphone portable et son coût à portée même des petites bourses. Pour mille dinars, on peut acquérir un portable en « reprise », ce qui explique l’engouement sans précédent autour de cette nouvelle technologie à la portée de tous avec des puces à 150 DA et des cartes à 100 DA, vu l’utilité de ce genre de téléphone, sa commercialisation est une activité juteuse qui s’inscrit durablement dans le temps et qui risque de ne point connaître de déclin.
Omar Soualah
