Autour de la Fête du tapis

l Le burnous kabyle de couleur blanche, par excellence, devient de plus en plus rare, vu son prix. Nos artisanes ne le présentent plus, lors des manifestations culturelles, en compagnie de vêtements traditionnels. A la Fête du tapis d’Aït Hichem, c’est un artisan de… Boussaâda qui l’a exposé au milieu de produits de sa région. La Direction de la PME et de l’artisanat de la wilaya de Tizi Ouzou a occupé un stand où deux employés se proposent de guider les jeunes artisans désireux d’investir dans les activités artisanales. Des dépliants sont aussi remis aux visiteurs. Contrairement à la tradition qui veut que les soirées animées par des artistes ou des D-J, durant cette édition, les organisateurs ont observé le deuil, comme le veut la coutume, et ce, suite à plusieurs décès survenus au village, ces derniers jours. En guise de déjeuner, les exposants n’ont eu droit qu’à un sandwich et une petite bouteille de limonade que de jeunes garçons se chargent de distribuer au niveau des stands. Des objets exposés dans certains stands, n’ont aucune relation avec l’artisanat. Les fleurs, les chouchous et bijoux de fantaisie ou autres ne devraient pas avoir leur place sur le site de la Fête du tapis. Est-ce par hasard ou par manque de place ? Les deux écoles, présentes à la fête du tapis, à savoir l’Esig (Ecole spéciale d’informatique et de commerce et de gestion) et l’Ecam (Ecole des arts et métiers) étaient « logées » dehors, sous les balcons. Si la documentation étalée sur les tables, résiste au soleil, il n’en est pas de même en cas d’orage.

Nacer B.