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200 demandes de logement rural dans l’incertitude

l Si en théorie la politique accréditée par l’Etat vise coûte que coûte à éviter l’exode rural, en prodiguant aux campagnards les moyens financiers qui leur permettent de mener une vie rurale décente, en revanche, sur le terrain, force est de constater que cette même politique en proie à un lot d’embauches, peine à se concrétiser. Interrogé sur la situation du logement rural dans sa commune, le maire, M. Mohand Benamara rétorque que la formule trouve un engouement particulier parmi ses concitoyens mais que la procédure d’acquisition et de financement est absurdement semée d’embauches. “Nous avons quelque 200 dossiers où les demandeurs se trouvent dans l’impossibilité de se faire délivrer un certificat de possession”, a-t-il égrené, expliquant qu’à Aftis par exemple, il n’existe que des actes de propriétés établis durant l’ère coloniale. Or, a-t-il poursuivi que de transactions illicites ont eu lieu depuis 1962 à ce jour. Selon le vice-président, Salah Saâdi, les citoyens de Metchik ne sont guère plus chanceux que ceux d’Aftis car, nombre d’entre-eux sont confrontés à l’opposition des services forestiers pour obtenir un certificat de possession. Pour franchir ce dédale bureaucratique, a-t-il fait savoir, on a demandé à cadastrer le foncier de Metchik pour distinguer entre le foncier privé et la propriété forestière. Autres entraves auxquelles ne peuvent faire face les acquéreurs de ces logements ruraux, le fait d’avoir à réaliser une phase de leur projet d’habitat pour ensuite prétendre la tranche du financement correspondante. Pas d’argent.

Z. F.

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