l « La prorogation du délai accordé aux terroristes pour toute repentance est inutile », a expliqué hier l’ex-chef de gouvernement Mouloud Hamrouche, lors d’un point de presse qu’il a tenu, à la cité universitaire Bayou-Helime de Boumerdès. Invité par l’Union nationale des étudiants (UNEA) qui tient au même endroit son université d’été, l’orateur avait déjà animé entre 10h et 12h, une conférence sur le rôle de l’université dans le développement social. « Cette question est très sensible et primordiale », dira-t-il dans la mesure où l’université est la seule institution dans laquelle se construisent et se développent les forces militaires économiques et financières de tout pays qui veut s’élever au rang de puissance. Mouloud Hamrouche prendra en exemple les Etats-Unis d’Amérique, indiquant que le grand nombre de chercheurs et de spécialistes sont formés dans les universités de ce pays-là. Son credo ; atteindre le niveau des universités occidentales pour pouvoir affronter les défis auxquels est confronté notre pays. Toutes les questions intéressant les citoyens, engageant la pérennité de l’Etat, doivent être pris en charge par ces hauts lieux de savoir. Et les pouvoirs publics ont eux cette responsabilité a-t-il ajouté en substance, de mettre les moyens nécessaires à la disposition des étudiants. « Il faut rendre l’université aux universitaires » assénera-t-il, plus loin en concrétisant le principe de l’indépendance de cette institution. Concrètement, cela permettra une libération de la peur, qui domine les débats dans notre société pour une réforme globale touchant à tous les domaines de la vie sociale. Tout en rappelant son souhait que le pays se dote d’une université forte, le conférencier ajoutera moralisateur, « qu’il n’y a pas plus dangereux que l’ignorance quand elle gouverne ». Abordant la politique internationale, il parlera notamment de l’Iran qui voudrait, selon lui, éviter la guerre en ambitionnant de posséder la technologie nucléaire. « Paradoxalement c’est celle-ci qui dissuade l’ennemi de livrer la guerre », a-t-il expliqué.
Salim Haddou