Situé aux limites des communes de Maâtkas et de Boghni, le village Adebagh est indéniablement l’un des villages constituant le douar de Boumahni, dépendant de la commune de Aïn Zaouia, qui souffre le plus de l’enclavement. Cette situation ne date pas d’aujourd’hui, dès lors que ce village de plus de 400 habitants a été toujours ignoré, délibérément où faute de moyens par les autorités locales, pour lancer un véritable plan de développement en faveur de sa population.Car, faut-il le signaler, l’isolement qui caractérise la vie des villageois est le fait d’un ensemble de considérations liées essentiellement à la proximité du village du oued de Boghni, un cours d’eau qui représente un grand obstacle pour la circulation des personnes et des véhicules, surtout durant la période hivernale, en l’absence d’un pont ou du moins d’une petite passerelle reliant les deux rives de l’oued. Même la route menant vers le village d’à côté est une piste difficile à emprunter, tant son état est en constante dégradation et son caractère sinueux. Quant à l’autre voie, le chemin communal passant le village d’Aït Amar Mouh, situé en plein versant est de la forêt de Boumahni, non seulement elle est exiguë mais aussi en piteux état. De ce fait, les citoyens, pour rallier la ville de Boghni plus proche que le chef-lieu de la commune de Aïn Zaouia, en l’absence de transport, sont contraints de marcher à pieds jusqu’au CW 128 pour espérer trouver un moyen de transport.Quant aux écoliers, ceux qui n’ont pas la chance de s’inscrire en internat, ils sont constamment obligés de se déplacer vers le village d’Aït Maâmar, le point de chute choisi par l’APC de Aïn Zaouia pour assurer le transport des lycéens vers les lycées de Draâ El Mizan. Et pour mettre fin à ce calvaire, les villageois ne perdent pas l’espoir que l’actuel exécutif communal se penche sur leurs problèmes. Le président de l’APC de Aïn Zaouia, Ali Amrani pense réellement à inscrire un projet d’ouvrage pour désenclaver la population.En plus de ça, le chemin menant vers ce village est classé en tête des priorités, en espérant qu’il soit réhabilité dans le cadre des plans communaux de développement.En attendant, les citoyens d’Adebagh demeurent dans l’isolement sans pour autant crier au scandale car ils sont armés de beaucoup de patience et ce, depuis l’Indépendance.
M. Haddadi
