Le village Ath Hammad, situé à six kilomètres au nord-ouest du chef-lieu de la commune de Saharidj, se trouve à l’heure qu’il est au bord d’un enclavement patent. En effet, les chemins vicinaux existants au niveau de ce village sont en état de dégradation avancée. Dans certains endroits, les chemins sont tellement défoncés qu’ils sont devenus totalement impraticables. C’est à un martyre quotidien que sont soumis les malheureux automobilisme de ce village quotidiennement. Cet état des lieux est identique pour toutes les bourgades constituant ce village ; que ce soit Taguemount Ammar, Tazeqqa, Timezguida, Imri ou même le chemin principal qui relie le village à la RN 30, les nids-de-poule ne sont pas ce qui manque et la chaussée semble donner de la peine même au bétail, ce qui fait que c’est presque un miracle de voir passer par-là des véhicules. Pour cela, les citoyens d’Ath Hammad redoutent fort la saison hivernale qui risque de les couper du monde et de les enclaver carrément. « Durant l’hiver, nos routes deviennent plutôt des oueds, et là nous avons toujours l’impression d’avoir fait un voyage dans le temps…vers le passé » ironise un citoyen de ce village et de poursuivre « après la première tempête, il n’y a que les bourriques qui ont le droit de passer par là ! ». Laissons les autorités locales méditer sur cette situation, car si les pauvres villageois d’Ath Hammad ont appris, au fil des ans, à prendre leur mal en souffrance, il faut dire que les responsables doivent au moins honorer leurs engagements.
Lyazid Khaber
