Vers le lancement du CEM base 4

S’il y a un projet qui a bien accusé un retard depuis son inscription au début des années 2000, ce ne peut être que celui qui devait être réalisé à Ouled Messaoud. En effet, ce collège de type base 4 programmé pour ce village et ses hameaux environnants a été en butte à plusieurs problèmes. D’abord, il y a eu un quiproquo autour du lieu de son implantation. Ensuite, le déplacement des familles résidant sur ce site, qui n’était autre qu’un bien relevant du domaine public. Certes, tout a été ficelé : études techniques, entreprise désignée. Il y a eu même le lancement des travaux de terrassement. Les familles délogées avaient bénéficié de logements sociaux à Tizi Gheniff. Ces derniers étant squattés, deux années après, une solution de recasement dans des classes désaffectées avait été proposée. Malheureusement, ces dernières ont été à leur tour squattées par des enseignants. Les procédures d’évacuation et de relogement ont été si lentes que le CEM n’a toujours pas démarré. Finalement, on croit savoir que ce problème va être enfin résolu après diverses tractations des élus de l’APC, qui ont consenti de nombreux efforts pour satisfaire les uns et les autres. Selon une source locale, qui a requis l’anonymat, les travaux de construction de cet établissement scolaire ne tarderont pas à être lancés. Pour les parents d’élèves que nous avons contactés ces « faux problèmes » n’ont fait que pénaliser leurs enfants qui continuent à se déplacer jusqu’au CEM d’Aït Itchir où la cantine scolaire ne fonctionne pas, encore, en dépit des démarches effectuées par les différents chefs de cet établissement qui se sont succédés à ce poste ces dernières années. Il y a encore lieu de souligner que tous les projets accordés aux zones rurales ne voient le jour qu’après des retards considérables en raison surtout de l’inexistence de foncier appartenant à l’Etat. Tizi Gheniff compte réaliser donc deux CEM l’un est celui d’Ouled Messaoud, l’autre celui de Tiâchach, dont les travaux sont en cours. Avec ces deux collèges, le nombre de CEM atteindra cinq, avec deux lycées dont un polyvalent.

Amar Ouramdane