l Le réseau routier dans cette commune rurale est l’un des plus délabrés de la wilaya de Tizi-Ouzou car, faudra-t-il le mentionner, certains axes routiers des plus importants, qui devraient normalement être érigés en chemins départementaux n’ont subi aucune réfection depuis plusieurs années. On citera en premier lieu celui reliant le village de Tafoughalt du lieudit Tamda Ali sur la RN 25 à Tizi-Gheniff par El Hammam, qui n’a vu, depuis son bitumage à la fin des années 70, qu’une seule réfection. Un autre chemin communal, à savoir celui qui rattache plusieurs villages et hameaux du versant Ouest, Chérifi, Tachtiouine et Aït Attel, pour ne citer que ceux-ci, attend des travaux depuis des années. Dans le programme de développement de la commune, la route menant à Aït Rahmoune a été retenue. Effectivement, après le choix d’une entreprise, ce chemin communal a subi des réfections si bien qu’il est devenu praticable. Cette restauration permet enfin aux villageois de se déplacer aisément parce qu’en raison de sa dégradation avancée, il était devenu, avec le temps infréquentable par les transporteurs disposant de licences au point où ces montagnards ne comptaient que sur la bénédiction des « clandestins ». Certes, les premiers bénéficiaires ne sont que les habitants des villages concernés, mais il y a toutefois lieu d’ajouter que ce projet rend des services même aux citoyens de M’kira qui voudraient aller à Tizi-Ouzou. C’est un raccourci. De M’kira au chef-lieu de la commune d’Aït Yahia Moussa, il n’y a que douze kilomètres. « Pour se rendre à Tizi-Ouzou, il est préférable pour nous de passer par Aït Rahmoune. Au total, on réduit le trajet de plus de quarante kilomètres. On attend que les Autorités de notre commune fassent de même pour le trajet reliant le village d’Imlikchen au dernier village d’Aït Yahia Moussa », nous a dit un habitant de Tighilt Bougueni. Cela étant écrit, les autres villages d’Aït Yahia Moussa, situés dans le versante Est attendent, eux aussi, le bitumage promis pour leur région.
Amar Ouramdane
