La joie des Cherfaouis quant à l’alimentation de leur commune en gaz de ville tant attendue fut de courte durée pour de nombreux citoyens. En effet, en l’absence de toute politique d’information, les citoyens se posent de nombreuses questions sur l’aménagement d’accès à cette commodité et sur la consistance du projet. « Les travaux d’alimentation sont à l’arrêt à plus de 200 m de chez moi, c’est pas moi qui vois « creuser » tout ça ! » s’insurge un citoyen avant d’ajouter « c’est trop dangereux le gaz, ce n’est pas une conduite d’eau potable ». Devant l’absence d’informations et d’explications, les citoyens sont devenus victimes de toutes sortes de rumeurs du genre « les travaux de branchement par des entreprises qualifiées sont payants surtout pour les citoyens dont les demeures sont loin de la route » ou pire encore « la conduite principale n’est pas profondément enterrée ». Par ailleurs, les désagréments des citoyens ne se limitent pas à ce niveau. Les travaux d’alimentation ont occasionné, dans certains endroits des dommages sur les réseaux d’eau potable ou d’assainissement des eaux usées. « Jusqu’ici, la chose serait compréhensible si l’entreprise chargée du projet prend en charge ces dommages. Samir un citoyen de la localité de Hariadh a passé toute une journée à réparer sa conduite d’eaux usées. On devrait les ester en justice, ils auraient pu nous signaler les dommages avant de remettre la terre en place », s’est-il indigné. Un peu plus loin, dans la localité de Lazib, une conduite d’eau potable endommagée a été réparée sur le champ d’une façon qu’on peut qualifier de « bricolage » avant de remettre la terre à l’endroit même du dommage causé comme pour le cacher. Contacté par nos soins, le SG de l’APC explique que l’alimentation en gaz de ville touchera « toute la localité de Chorfa » et que « les travaux de l’entreprise s’étaleront juste sur les domaines publics ». Pour ce qui est des dommages causés par l’entreprise, il explique « hormis les cas qui ont été réglés sur le champ, à la charge de l’entreprise, aucune doléance n’a été enregistrée au niveau du bureau d’urbanisme qui est toujours à l’écoute du citoyen ».
Chibane Mohand
