Autant de difficultés à surmonter

La commune d’Ath Mansour, sise à une soixantaine de kilomètres à l’est du chef-lieu de la wilaya de Bouira, se trouve parmi les localités les plus déshéritées de la région. Ainsi, les difficultés à surmonter sont innombrables et délicates dans la mesure où elles empêchent l’essor de développement de cette commune. Il est, certes, des efforts herculéens que les Autorités locales, notamment l’APC sous la présidence de Mohand Mezrari, ont consentis, mais beaucoup reste à faire. Le problème du foncier demeure, pour ainsi dire, l’un des problèmes épineux auxquels se confronte l’APC à chaque fois qu’un projet, de quelque nature que ce soit, soit initié. Le territoire de ladite commune étant constitué dans sa presque totalité de terrains privés, ce qui aggrave la crise du foncier. D’ailleurs, plusieurs projets se sont retrouvés bloqués tout bonnement à cause de cet état de faits. Cela dit, l’investissement au niveau de cette localité demeure presque impossible vu l’absence d’assiettes foncières, ce qui ne manque pas d’aggraver la crise du chômage qui y fait rage. Hormis les quelques carrières d’agrégats qui y sont installées, rien d’autre qui dénote d’une activité industrielle à Ath Mansour. Les ressources en matière d’impôts sont aussi ce qui manque par ici, vu le manque d’activités commerciale et industrielle. Quant à l’agriculture, c’est plutôt le désastre : rien ne reste des vergers d’antan qui faisaient la fierté des Ath Mansour. Le piment d’autrefois ou encore la pêche ne sont, à l’heure qu’il est, qu’un sombre souvenir dans la mémoire collective des gens d’ici. D’ailleurs, l’oléicculture, qui est presque la seule activité subsistante n’échappe pas à la règle de la mort patente. Le président de l’Association du développement agricole, de protection de l’environnement et de la nature (ADAPEN) en l’occurrence Kebbabi Bachir, nous affirme que suite aux feux de forêts ayant ravagé la région, pas moins de 1500 oliviers ont péri au cours de l’année en cours. Une réalité qui fait mal en fait, car cette région mérite bien d’être entretenue à l’instar de toutes les autres qui se trouvent dans de telles conditions. La population, qui ne sait plus à quel saint se vouer, semble n’attendre que ce geste de développement de leur localité, ce qui tarde à venir.

Lyazid Khaber