Tourisme

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Si le tourisme a été longtemps l’apanage des classes sociales aisées, qui pouvaient se payer des vacances dans les complexes touristiques du pays ou à l’étranger, cette activité s’est aujourd’hui démocratisée, voire popularisée. En Algérie aussi, de nombreuses couches de la populations ont de plus en plus accès au tourisme, qu’il soit intérieur ou extérieur : on fait du camping dans telle ou telle région d’Algérie, ou alors, on se rend à l’étranger. Selon des statistiques récentes, un million d’Algériens se sont rendus cette année en France, des centaines de milliers en Tunisie, d’autres en Italie, en Espagne, en Egypte, en Turquie…En fait, il n’est plus exigé d’être riche pour faire du tourisme : il suffit d’avoir des revenus fixes et un excédent budgétaire susceptible d’être consacré aux loisirs pour pouvoir partir. Les agences de voyages se sont multipliées en Algérie et la concurrence aidant, le client se voit proposer de plus en plus d’offres alléchantes à bon prix. Il est vrai qu’on ne peut pas toujours se payer les destinations de rêve, trop coûteuses, mais au moins on peut partir. Pour certaines destinations comme la Tunisie on n’a même pas besoin d’agences : il suffit d’avoir un bon véhicule et on s’y rend avec ses propres moyens. Beaucoup de touristes resteraient en Algérie où il existe de nombreux sites naturels et archéologiques dignes d’intérêts, mais les conditions d’accueil rebutent plus d’un : hôtels chers et sans un minimum de confort, pauvreté des activités proposées, insécurité… Le secteur du tourisme mériterait d’être réorganisé et modernisé : au moins l’argent resterait dans le pays où il générerait de nouveaux emplois !

S. Aït Larba

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