l Dans la commune de M’kira, le problème d’alimentation en eau potable a été réglé en partie dans quelques villages, mais s’il y en a qui souffre toujours de ce manque, il ne peut être que Tamdikt. Pourtant, en égard à la situation géographique de cette dernière, qui est dans une vallée, ce serait peut-être la seule localité où l’acheminement de cette denrée est la plus facile. « Depuis le début de l’été, l’eau n’est arrivée dans les robinets que deux fois », nous a déclaré un membre du comité de ce village. En effet, dans cette localité située sur la RN 68 (Tizi Ghennif – les Issers), ce liquide revient cher aux citoyens, tout comme les dépenses consenties pour le lait et le pain. « C’est un début, car depuis des années notre village n’a pas eu droit à cette eau servie pour notre commune. Mais il faudrait que les élus doublent d’efforts pour qu’on puisse en bénéficier comme les autres », a enchaîné notre interlocuteur. A Tamdikt, la citerne d’eau coûte encore mille deux cents dinars. Si quelques habitants ont les moyens de régler cette facture d’eau (environ cinq à six citernes pour l’été), d’autres recourent toujours à l’eau de source se trouvant à plusieurs centaines de mètres du village. La commune de M’kira est l’une des communes où cette denrée est rare. Notre interlocuteur a insisté aussi sur la vétusté du réseau. « Lorsque l’eau est arrivée la dernière fois, la quantité déversée dans la nature était plus importante que celle qui avait coulé des robinets », a répondu un autre membre qui nous a fait savoir que le réseau a subi de nombreuses fuites en raison de la rouille. « C’est un réseau qui n’attend pas seulement des réparations, mais plutôt une réfection de fond en comble », a enchaîné ce deuxième intervenant. Aussi, le problème d’eau dans de nombreux villages ne pourra être réglé que par la réalisation de forages locaux quand on connaît l’histoire de cette chaîne dite « le Couloir de Sidi Ali Bounab » dont les problèmes ont posé une multitude de désagréments aux citoyens de ce vaste territoire touché par ce projet. « C’est une conduite qui a traversé plus de cent kilomètres sans compter toutes les bretelles qui alimentent les villages de la wilaya de Boumerdès ainsi que tout ce versant de la wilaya de Tizi Ouzou ». Cette réponse d’un citoyen de Tamdikt en dit long.
Amar Ouramdane
