El Morhania se situe à 2 kilomètres à l’entrée nord-est de la ville de Kadiria, chef-lieu de la commune et compte quelque 200 foyers répartis sur deux îlots. El Morhania dite “La Caper” a été implantée dans le cadre d’une cité de regroupement destinée aux travailleurs du domaine autogéré agricole de Kadiria. Au départ, c’était une cité construite en lignées, les maisons étaient et demeurent mitoyennes. Mais au fil des années, le village a connu une extension, des citoyens venus d’ailleurs se sont installés dans la localité. Les citoyens ont procédé à des travaux d’aménagement de leurs appartements et ont opté pour des constructions R+1 pour certains, des villas pour d’autres. Le village a un nouveau look.De premier abord, le visiteur remarquera que toutes les maisons, même celles qui se trouvent au centre des autres maisons, ont les portes qui donnent sur la rue et pourtant les allées sont inexistantes entre les maisons. Le plan de construction est unique.Pour accéder au village, on emprunte la RN5 puis un chemin communal qui traverse le village et relie la ville de Kadiria par le nord. Seul ce chemin est bitumé. Une autre rue, une piste boueuse en hiver et poussiéreuse en été, forme une boucle en débouchant sur la rue principale. Il est à signaler que ce chemin communal est en état de dégradation, notamment à la sortie ouest en allant vers Kadiria.A l’entrée est de la localité, le visiteur constatera un dépotoir dans lequel les habitants jettent leurs ordures ménagères. L’endroit se trouve en face de la mosquée, premier édifice d’accueil et à quelque 50 mètres du portail de l’école primaire qui compte 5 salles de cours. La cour de l’établissement est caillouteuse et présente des risques pour les élèves. Les responsables devront penser à sa réfection. Aussi, nous lançons un appel aux autorités locales pour mettre à la disposition des citoyens un autre terrain où il pourront déposer leurs ordres ménagères, car actuellement, des maladies sont inévitables.L’assainissement des eaux usées fait défaut. Les citoyens dénoncent l’inefficacité du drainage. La canalisation accuse des défauts purement techniques. L’étude technique effectuée comporte des anomalies. Les buses utilisées ne répondent pas aux normes, selon les habitants, ils ont 30 cm de diamètre, or il fallait des buses de 50 cm. En outre, le niveau de canalisation est en dessous du niveau de l’oued, ce qui a entraîné la stagnation des eaux usées et le drainage est actuellement inexistant. Cette situation a engendré l’éclatement des canalisations à quelque 100 mètres du village dans un champ agricole où des produits maraîchers sont cultivés. Ces eaux usées sont vecteurs de maladies. Il est à noter que les travaux d’assainissement des eaux usées avoisinent les deux kilomètres. Une autre étude n’est pas à écarter. Les pouvoirs publics devront allouer une autre enveloppe budgétaire pour procéder à la réalisation d’une canalisation plus fiable et plus efficace.El Morhania étant une localité à vocation agricole, les agriculteurs s’adonnent à la culture maraîchère ainsi qu’aux agrumes notamment les oranges. A cet effet, des programmes entrant dans le cadre du PPDR ou FNDRA pourraient être lancés en vue de diversifier l’agriculture et d’améliorer le rendement et la qualité des diverses récoltes. Les cultivateurs irriguent leurs vergers par moyen de pompage à partir des puits. L’agglomération est raccordée au réseau de l’AEP, cependant, les citoyens ne bénéficient que de trois journées voire huit heures par semaine pour s’alimenter de cette denrée vitale. En définitive, la question de l’eau est soulevée dans toute la daïra de Kadiria surtout pendant la période estivale où la demande et les besoins en eau potable augmentent et que le nombre de la population a doublé ou triplé.
A. Bouzaïdi
