“Pour monter du centre-ville jusqu’à Takhnakt ou tassafsaft, on peut consommer jusqu’à deux litres d’eau minérale, surtout quand il fait trop chaud. C’est un plaisir de s’arrêter et de boire l’eau de source”, nous a déclaré un citoyen qui se rendait à la subdivision de l’ADE. La saison estivale est synonyme de canicule, si bien que tout le monde cherche un peu de fraîcheur. Dans certains villages, tel celui de l’Adjenane, des fontaines on été érigées à plusieurs endroits du village pour permettre aux passants de se rafraîchir. A Aït Brahem, le captage de deux sources, à savoir celle connue sous le nom de la fontaine “d’Aït Maazour” et celle située à proximité du village de “Tayramt”, a soulagé plus d’un, surtout qu’elle sont situées dans un endroit paradisiaque. A commencer par les passants qui trouvent du repos sur les lieux. Il est à signaler que vu le bouchon éternel du tronçon routier reliant Melbou à Ziama, les touristes préfèrent emprunter le CV Tiksert – Tizi El Oued via Aït Brahem et Tassafsaft, ce qui rend ce chemin très mouvementé. D’un autre côté, il nous a été donné de voir quotidiennement les touristes et voyageurs venant des quatre coins du pays et même de l’étranger – vu la célébrité de la coquette cité balnéaire de Melbou – marquer un arrêt au niveau de la fontaine “Tayramt. “Il faudra que les autorités compétentes, en collaboration avec les sages du village et le Mouvement associatif, multiplient ce genre d’initiative. Nous avons traversé des villes et villages où l’on ne trouve même pas un verre d’eau (il en est de même pour les toilettes et douches publiques !). Je suis très content de trouver une source pareille”, s’est exprimé à ce sujet un Polonais de passage près de ce point d’eau. En deuxième lieu, ce sont les citoyens de la périphérie ainsi que plusieurs autres villages qui bénéficient de cette eau, surtout le village d’Aït Brahem qui n’est pas relié au réseau d’eau de l’ADE jusqu’au jour d’aujourd’hui. Effectivement, dès que cette denrée commence à manquer, les montagnards ne trouvent d’autres solutions pour parer à ce manque que de venir la puiser au niveau des deux fontaines précitées. “Depuis l’aménagement des deux fontaines, c’est un “ouf” de soulagement que les citoyens, touristes et autres ont poussé devant cette initiative”, nous a dit un citoyen qui venait de remplir plusieurs jerricans. Il y a lieu aussi de signaler, au passage, que les villages souffrant de la pénurie d’eau, à savoir Boulazazane, Tassafsaft et Melbou-ville, ont trouvé secours en se rendant dans ces fontaines naturelles. En outre, l’APC a placé une plaque interdisant le lavage de véhicules à ce niveau pour permettre aux passants de se désaltérer. Une autre fontaine publique qui remonte à l’ère coloniale, jugée non potable par les services de l’ADE au niveau d’Elmaaden, a été cédée au lavage de voiture, tout en permettant aux passants de se désaltérer. De telles initiatives sont louables et sont à encourager, mais veillez à la propreté des lieux est plus qu’un devoir pour tout un chacun.
Sid Ali Djenane
