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La rentrée de toutes les angoisses

A quelques jours de la rentrée scolaire qui n’est précédée que de quelques jours du mois sacré, la classe prolétaire retient son souffle et prie Dieu que le traitement du mois de septembre soit versé assez tôt pour pouvoir faire face aux nombreuses dépenses en perspective. Les salariés de tous les secteurs d’activités confondus (public ou privé) se préparent à accomplir une véritable acrobatie financière. Les travailleurs de la Fonction publique en général et ceux des corps communs de diverses administrations s’apprêtent à affronter avec des revenus limités ou incertains, cette double épreuve rentrée – Ramadhan qui promet d’être une saignée pour leurs modestes bourses.Ils ont déjà les yeux rivés sur les dépenses incontournables qu’ils vont devoir effectuer pour répondre aux frais vestimentaires et scolaires que vont leur engendrer les nombreux enfants scolarisés. Les porte-monnaies vont à coup sûr être mis à mal quand on ose songer aux coûts des vêtements, des fournitures scolaires et des livres de moins en moins accessibles. Autres dépenses qui se profilent pour les parents : les frais de transport pour acheminer leurs enfants vers les lycées de Boudjellil et ceux de la restauration dont ils ne pourront se passer. En attendant l’ouverture de la demi-pension de Béni Mansour, selon des pères de famille approchés, les foyers ont besoin d’un montant moyen compris entre 2 000 et 3 000 DA par enfant pour pouvoir s’en sortir.Avec des familles de 5 ou 6 membres, un simple calcul arythmétique nous permet de conclure que les parents sont appelés à mettre tout le budget du mois sans pour autant arriver à satisfaire tous les besoins de la rentrée sociale. Beaucoup de personnes n’auront d’autre choix que celui de recourir à l’emprunt. Et le remboursement de ces dettes, qui s’inscrit dans la durée, requiert d’énormes sacrifices pour la famille.

Z. F.

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