M’Cisna – 268 foyers sans électricité

Au moins six localités situées aux quatre coins de la commune de M’Cisna, sont dans l’attente d’être raccordées au réseau électrique.

C’est ce que nous avons appris auprès des membres de l’exécutif communal. «Nous avons recensé 268 foyers sans électricité. Il s’agit de quartiers d’ilots et d’habitations éparses, éparpillés à travers de nombreux villages de la circonscription», a indiqué un membre de l’exécutif communal.

Notre interlocuteur a fait savoir que la plupart de ces bâtisses relèvent de constructions relativement récentes érigées dans la cadre du programme de l’habitat rural financé par le Fonds national du Logement (FONAL). «Certes, le programme FONAL a permis à de nombreux citoyens d’avoir un toit, mais le revers de la médaille vient du fait que toutes ces constructions qui émergent de la terre nécessitent un raccordement à l’électricité et aux autres réseaux, tels que l’AEP et l’assainissement», explique le responsable de l’APC, qui relève un déphasage entre cette croissance urbaine et le taux de raccordement aux réseaux.

A titre illustratif, informe-t-on, sur 6 localités en instance d’alimentation en énergie électrique, uniquement 2 sont programmées pour être connectées au réseau. «On nous a accordé 2 localités totalisant près de 50 foyers. Nous allons devoir relancer nos demandes pour obtenir que soient alimentés tous les foyers restant», a déclaré notre interlocuteur. Pris entre Charybde et Scylla, bien des citoyens, ayant érigé leurs demeures grâce à l’aide financière du FONAL, sont contraints au pis-aller des branchements de fortune, témoigne-t-on.

«Nous avons attendu des mois, des années, avec le secret espoir que l’électricité allait investir nos chaumières. Hélas, nous ne sommes pas encore prêts de voir le bout du tunnel», dira désillusionné, un habitant du village Imoula. «Que peut-on faire d’autre que de bricoler une ligne provisoire ? Tout le monde a fini par s’y résoudre, car on ne sait pas si nos requêtes allaient être prises en charge dans un an, dix ans ou peut être jamais», se lamente un citoyen du village Ighil Ouantar.

N Maouche.