l A la veille de la tenue du méga-concert du maître de la chanson kabyle Chérif Kheddam au stade de l’Unité maghrébine à Béjaïa, hormis quelques minuscules photos du maestro placardées sur des panneaux en contreplaqué et exposées sur l’esplanade même de la Maison de la culture où se fait le vente de billets et où l’on apprend que ce concert aura lieu le jeudi 31 août à 18 h au stade de l’Unité maghrébine, aucune affiche à la mesure de l’évènement n’était encore, jusqu’à hier, placardée dans la ville qui occupe dit-on, un place de choix dans le cœur de l’artiste.D’habitude, pour ce genre d’événements et pour des chanteurs de moindre envergure, c’est des semaines à l’avance que des posters géants tirés pour la circonstance indiquant la date, l’heure, le lieu et même le prix du spectacle ornent les murs de la ville et les parois des abris-bus.Mais concernant le gala que donnera jeudi le monument de la chanson kabyle, c’est pratiquement le bouche à oreille qui a le plus fonctionné. On est vraiment loin du tapage médiatique organisé lors de ses précédents galas donnés au Zénith de Paris et à la Coupole d’Alger.Le gala d’un chanteur de la stature de Chérif Kheddam, c’est des semaines à l’avance qu’il aurait dû être annoncé, car les spectateurs ce n’est pas seulement de Béjaïa-ville qu’ils viendront mais ils se déplaceront de toute la wilaya et même de toute la Kabylie. Et beaucoup auront à prendre leur disposition en matière d’hébergement, ce qui n’est pas chose facile en cette période estivale à Béjaïa où pratiquement tous les hôtels affichent complet.S’agissant du prix des billets, ce n’est qu’une fois arrivée au guichet, que le candidat au spectacle saura qu’ils vont de 200 à 350 DA. 350 pour les places de la première tribune, 300 pour celle de la seconde, 250 pour les gradins et enfin 200 DA pour ceux qui auront choisi de s’asseoir sur des chaises.Pour les organisateurs qui attendent, selon leur déclaration, quelques 15 à 16 000 spectateurs, il leur reste encore deux jours pour régler les derniers points de l’événement qu’ils préparent.
B. Mouhoub
