Pour beaucoup d’émigrés, en vacances au pays, le retour approche. Certains sont déjà partis, dès la mi août, mais la plupart d’entre eux repartiront au début de septembre, avec la rentrée des classes, qui se fait également un peu partout, la première semaine de septembre. Quelques rares émigrés vont prolonger leurs vacances jusqu’à la fin du Ramadhan : il s’agit généralement de retraités qui ont pris l’habitude de passer le mois sacré au pays. Comme cette année ce mois arrive juste à la fin de l’été, autant ne faire qu’une fois le déplacement… Les deux mois ou le mois de vacances passés au pays auront permis à beaucoup de se ressourcer, de renouer le contact avec la famille et les amis, de se replonger dans l’ambiance algérienne, surtout que l’été est la saison des fêtes. On profite de ces derniers jours pour revoir les proches mais aussi pour faire des provisions : de la bonne huile d’olive, de couscous roulé à la main, de la figue sèche, des épices et des ingrédients locaux, comme le frik, le blé concassé, très consommé en période de Ramadhan, mais introuvable de l’autre côté de la méditerranée. On emporte aussi des produits artisanaux, comme les tapis ou les poteries, que l’on offrira aux amis restés là-bas : une façon de montrer aux autres qu’on a aussi une culture, un art dont on est fier. Cette fierté, cet attachement de l’émigré à sa terre d’origine explique aussi ce retour périodique au pays : ce n’est pas seulement la détente et le désir de revoir la famille qui justifient ces retours périodiques…
S. Aït Larba
