Un garde communal assassiné

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Les hordes islamistes d’obédience salafiste ont signé hier encore une fois une présence sanglante en Kabylie. Moins de huit heures après l’attentat à l’explosif ayant grièvement blessé un membre des GLD en lisière de Chabet El Ameur, le GSPC a récidivé avant-hier en fin d’après-midi en assassinant un garde communal dans l’agglomération de Aïn El Hamra relevant de Bordj ménaiel, 30 km à l’est de Boumerdès. Agé de 42 ans et répondant aux initiales R. A l’élément de la police communale locale a été tué à bout portant vers 19h proximité d’un café, par un groupe terroriste composé, selon nos sources de 3 à 5 éléments. Leur forfait accompli, les assaillants ont pris la fuite en direction des maquis avoisinants. L’on précise que le garde communal assassiné, près de trois enfants, était souvent affecté au gardiennage de la centrale électrique voisine de Cap-Djinet en campagnie d’autre agents du même corps de sécurité. D’autres sources ajoutent que la victime avait remplacé depuis quelques mois son père après que celui-ci eut pris sa retraite. Cet énième acte ignoble qui renseigne tangiblement sur les visées diaboliques de l’islamisme armé, après expiration du délai de repentance accordé au GSPC, ravive les craintes de la population. “On ne désespère pas de la paix, mais celle-ci demeure un bout du fusil”; c’est le résumé des patriotes de la région outrés, qui plus est, par ce regain de terrorisme.Tout en jouant les durs à cuire en planifiant de tels coups d’eclat, la nébuleuse terroriste locale tente aussi de grossir ses rangs, à intervalles réguliers pour compenser ses pertes dénombrées lors des opérations de l’ANP. La semaine passée, un jeune de 25 ans répondant au nom de Assous a pris le maquis, a-t-on signalé, dans la commune avoisinante d’Ouled Aïssa. L’un de ses cousins prénommé Mohamed, nouvelle recrue du GSPC en janvier 2005, aura été éliminé, lui, après un mois dans le maquis dans la zone montagneuse de Ghzerwal.

Salim Haddou

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