Le bon, le moins bon et le pire

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Par B. M’hanna

Si l’habitat est le parent pauvre dans la commune de Yattafen, cette dernière est bien gâtée dans le domaine de l’infrastructure de l’éducation.En effet, chaque village de la commune est doté d’une école primaire, et ces infrastructures éducatives sont bien dotées en moyens pédagogiques et ne souffrent d’aucune contrainte, hormis l’école primaire du chef-lieu dont l’extension était prévue, mais comme Souk El Had est une zone inondable, cette extension est reportée, donc remise à plus tard de même que toujours pour cette école, l’inexistence du préscolaire n’est qu’un handicap pour les résidents et pour l’école elle-même.

Le ramassage scolaire : des dépenses inutilesDans le même créneau, un deuxième problème qui ne risque d’ailleurs pas de trouver de solution puisque la volonté n’existe pas est celui de la cantine du CEM d’Ait Saada, établissement qui reçoit tous les élèves de la commune dont beaucoup d’entre eux « se tapent » un repas froid durant toute l’année scolaire.Cette cantine, même si elle est dotée et équipée de tout le matériel nécessaire à son fonctionnement, n’a jamais été mise en service ! Cela est dû au fait qu’elle présente un danger pour les élèves et comme par hasard on ne s’est rendu compte de ce danger que des années après sa construction. Lors de la dernière visite du wali, ce dernier a tout simplement demandé au maire de trouver un terrain pour la construction d’un nouveau CEM, pour la simple raison qu’il n’est plus question d’injecter de l’argent pour le renforcement des piliers ou autre et mettre toujours la vie des enfants en danger permanent! Et sur cela, le P/APC dira que « le terrain qui doit accueillir ce nouveau CEM proposé par le wali est inexistant, de même que nous n’avons pas trouvé un terrain d’entente avec les enseignants pour les logements LSP en contrebas de la nouvelle cantine de l’école primaire d’Ait Saada.Car si les enseignants acceptent, l’Etat va même les aider avec un apport de 50 millions de centimes pour la construction de logements LSP pour ces enseignants bien sûr, et le terrain où se trouve actuellement leurs logements de fonction sera utilisé pour accueillir le nouveau CEM ». Pour ce qui est du secondaire, les élèves de la commune de Yattafen se rendent au lycée de Tassaft situé sur le territoire de Ain El Hammam et qui porte le nom de « lycée Tassaft Akbil Ain El Hammam ». Ainsi, ce lycée qui reçoit les élèves de trois communes (Yattafen, Akbil et Iboudraren) a été doté, depuis l’année dernière, d’un nouveau dortoir de 200 lits, seulement ce dortoir conçu pour alléger un tant soit peu les collectivités locales et les élèves, a été réalisé pour rien ! puisque les élèves de Yattafen ne font pas l’internat, ni ceux d’Iboudraren d’ailleurs, n’y a que ceux d’Akbil qui bénéficient de cet internat. Non pas que la place manque mais il paraît que ce serait les élèves ou leurs parents qui ne voudraient pas de cet internat ; puisqu’il y a l’avantage du ramassage scolaire …gratuit. Et sur cela, le maire dira : « Nous garderons le ramassage scolaire pour cette année, mais ce sera payant, car il faut savoir que nous dépensons des sommes collossales pour le gazoil, les pièces de rechange ainsi que les heures supplémentaires des chauffeurs ; et l’internat sera plus bénéfique pour les élèves ». Selon d’autres sources au fait de la gestion de la commune, cette dernière dépenserait plus de 600 millions par année, rien que pour le ramassage scolaire, de même que pour l’élève, l’internat sera plus bénéfique du moment qu’il gagne en sommeil, en repos, en révision et aussi en économie.Et lors des différentes visites que le wali avait effectuées dans plusieurs communes, cet état de fait a été relevé, et aurait même décidé de ne pas fournir de transport scolaire pour les communes qui auraient la possibilité d’avoir un internat pour leurs élèves, ceci ne peut être qu’une bonne décision et ferait ainsi économiser l’argent à l’Etat.Et les bus peuvent aussi être une rente pour la commune en étant au service du citoyen.

Réseau routier La commune de Yattafen est une collectivité traversée par la route départementale n°11 qui relie deux Routes nationales, à savoir la RN 71 et la RN 30, le chemin de wilaya qui les relies a été revêtu en bicouche, il y a seulement deux années, son revêtement en béton bitumineux (BB) « serait retenu pour 2007 », selon le maire, de même que des fiches techniques auraient été proposées pour les chemins qui mènent vers la mosquée et le CEM à Ait Saada, Tazaghart, de même que le chemin d’Acif El Hammam qui mène vers le barrage serait aussi proposé pour un éventuel revêtement,à signaler que ce dernier est un chemin intercommunal (Akbil-Yattafen). Mais il serait aussi très intéressant de veiller lors du futur revêtement du CW 11 à son élargissement.

Le chef-lieu, un danger permanentBeaucoup de projets ont été soit délocalisés soit carrément annulés à Souk El Had, chef-lieu de la commune, et pour cause, ce site est considéré comme étant zone inondable et de surcroît l’Etat ne veut pas « risquer » d’investir dans ce lieu à haut risque et voir ainsi cette masse d’argent emportée par les eaux ! Pourtant la solution existe bel et bien et cela depuis le début des années 90, ou une étude a été établie pour la protection des berges. Seulement nos décideurs ne prennent jamais au sérieux les propositions des connaisseurs, au contraire ils n’en font qu’à leur tête, car si cette étude avait été prise au sérieux et les travaux entamés partiellement, la protection des berges aurait été réalisée depuis ce jour. Maintenant, le coût est tellement élevé (il dépasserait les 30 milliards) pour protéger le chef-lieu, par un dispositif constitué d’un seuil avec des bief et des gabionnage le long des deux rives de l’oued El Djemaa, sur une distance de 1,5 km à chaque berge, toujours est-il que ceci se fera, enfin, par tranches, mais quand les travaux commenceront ? Personne ne le sait ! D’ailleurs, et toujours selon des renseignements fiables, une proposition aurait même été émise par des responsables, à savoir créer un… nouveau chef-lieu … qui sûrement ne coûtera pas aussi cher, mais où?De ce fait, la protection des berges se fait sentir, et l’étude a été faite. Il ne reste qu’à entamer les travaux et ainsi protéger les édifices existants comme la cité des 44-Logements, le CFPA, les sièges de l’APC et de la Garde communale ainsi que les multiples locaux commerciaux existants au chef-lieu.

Le maire, ses adjoints, l’assemblée et le civisme !Avant d’être reçus par le maire, nous nous sommes d’abord rapproché des citoyens auprès de qui nous nous sommes enquis de la situation de la commune et de sa gestion, afin d’éviter les qualificatifs et les adverbes de quantité, nous dirons « des » citoyens et des fonctionnaires de la commune nous ont confié que le maire était agressif et brutal dans ses propos vis-à-vis des « ses » administrés et nous avons posé cette question à M. le maire. « Beaucoup de citoyens et de fonctionnaires de la commune nous ont dit que M.le maire était agressif et brutal, avez-vous un commentaire sur cette remarque ? ». M le maire ne s’est pas fait prier pour répondre avec « toute sa gentillesse » que nous avons d’ailleurs vérifiée « oui, je le suis, car j’aime la franchise, je n’aime pas les casse-pieds ; quand quelqu’un s’immisce dans ce qui ne le regarde pas, je suis brutal et agressif, j’aime le civisme » !. A la question de savoir pourquoi le 1er adjoint (élu sur la liste FLN ),qui selon des indiscrétions n’aurait aucun pouvoir de décision, ne possède pas de délégation de signature et n’a pas été détaché, le maire nous dira que « c’est lui qui ne voulait pas être détaché, il ne pouvait pas laisser son poste d’enseignant, et je laisse libre choix à mes collaborateurs, il y a entre nous une très bonne entente » ! A la fin de notre visite au président de l’APC de Yattafen, nous lui avions demandé s’il avait un quelconque message à transmettre, il le fera par « s’il y a quelqu’un qui a une assiette de terrain à vendre ou à donner à la commune nous sommes preneurs, l’essentiel est qu’elle réponde aux normes, de même que je demande à la jeunesse de s’organiser, je ne veux que du bien à ma commune ; et je termine par dire que le droit commence là où se termine le devoir ». Enfin nous aurions souhaité que d’autres élus soient présents, surtout ceux qui ont été invités par nos soins (au moins),mais malheureusement ils étaient absents cette après-midi juste après une rencontre qui les avait regroupés !

B.M.Suit et fin

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