Les appréhensions des parents d’élèves

Voilà que le mois de septembre arrive encore une fois avec son lot d’inquiétudes et de dépenses. La rentrée scolaire, prévue pour samedi prochain, ne manquera pas de faire la « une » des discussions dans toutes les mansardes maillotaines. Les parents, notamment ceux ayant de maigres revenus, semblent redouter ce moment qui met leurs porte-monnaie à rude épreuve. Les prix flambent comme par fatalité et les pauvres parents d’élèves ne savent plus où donner de la tête pour pouvoir ramasser le pécule nécessaire à couvrir les frais des petits septembristes. Paradoxalement et pour les mêmes raisons presque, les enfants scolarisés se trouvent aux anges ces jours-ci, comme d’ailleurs les petits commerçants d’habits et de fournitures scolaires qui trouvent là une aubaine pour renflouer un petit peu leurs caisses. Aïssa, père de trois enfants scolarisés nous résume sa situation par ceci : « C’est une véritable saignée pour des gens comme moi. Les prix sont comme le mercure, ils ne cessent de grimper à chaque fois que les facteurs d’augmentation sont réunis », pour dire que la rentrée scolaire est parmi les facteurs déclenchant l’augmentation des prix. Les autres parents que nous avons rencontrés ne nous cachent pas pour autant leurs appréhensions quant à une rentrée qui s’annonce houleuse et porteuse de risques dans les prochains jours. Des débrayages semblent déjà s’annoncer au fur et à mesure qu’on s’approche du jour J, et les parents redoutent une grève qui risque de compromettre l’avenir de leurs enfants notamment ceux qui auront à passer des examens de fin de cursus en fin d’année. Enfin et en attendant, les parents se demandent à quelle alchimie doivent-ils se soumettre pour pouvoir accomplir leur devoir envers leur progéniture et leur permettre une rentrée à la hauteur de leurs aspirations. Au même temps, les commerçants, qui se frottent déjà les mains ne manqueront pas de mettre à profit cette période bénéfique et réaliser des recettes qu’ils n’ont pu amasser depuis plusieurs mois. C’est dire que le malheur des uns fait le bonheur des autres.

L. Kh.