Après les vacances, une vraie reprise

Sans que la région n’y fasse exception, le décor de la reprise est planté, les « grandes vacances ». Les enfants — peut-être parle-t-on d’eux, et pour eux, à tort et à travers — attendent avec impatience le moment de retrouver leurs pupitres, réclament aux parents le matériel scolaire qu’il faut, avant d’aller « apprendre à lire »… Les vacances auraient, sans doute, pu être beaucoup plus ludiques, s’il y avait, par exemple, une piscine communale ou des animations divertissantes pouvant les concerner… Le constat est valable pour toutes les régions n’offrant pas ces distractions en direction des enfants… Question de se rappeler que les résultats de la première session de 6e, au terme de l’années scolaire écoulée, étaient catastrophiques ou presque, au niveau de plusieurs écoles de la wilaya, jusqu’alors l’on se demande où se situait le problème. Dans l’acquisition du savoir ? Les épreuves elles-mêmes ? La correction. Au contraire, la seconde session a été une réussite totale ou presque… Devra-t-on dire : « Heureusement ? » Si l’école est appelée à jouer son rôle, les petits « bouts de choux » devront d’abord être mieux « entretenus » au sein de la famille. Et si cela bute sur un os, la société toute entière devrait s’y mettre pour ainsi trouver quelques solutions. Et dans ce fatras, devant moi sur la table, je me rappelle avoir écrit, ceci : « Il est universellement connu que l’école et l’instruction des peuples, suivent toujours l’orientation « politique » voulue », sans toutefois savoir si je vais l’inclure ici… voilà, c’est fait… A propos, l’école de la grande agglomération qu’est Tifra, la plus riche en effectifs, mériterait une cour beaucoup plus spacieuse, et celle-ci demeure la seule école de la région à pouvoir ouvrir dès le début de l’année scolaire écoulée, une classe préparatoire pour les enfants de 5 ans, ce type de classe existait auparavant dans les villes, mais jusqu’alors l’on ignore tout de l’existence du programme bien déterminé qui lui est propre. Quand même, les initiatives ne manquent pas. A Tizi n’Tifra par manque d’élèves, le jumelage s’impose. Autre situation pédagogique, autre manière de procéder et la tâche n’est pas une sinécure. L’école Assam, comme beaucoup d’autres, s’est fait « une peau neuve » d’anciennes salles fonctionnelles étant repeintes, et l’on assure l’apport d’une citerne à eau, question de préserver l’hygiène en milieu scolaire, il est vrai que l’éducation à travers le monde, a accaparé le mot « rattrapage ». Et parmi les caractéristiques de la rentrée 2006/2007, de façon globale, la suppression du français de la 2e année, déjà ! La situation est la plus indiquée pour placer le mot « rétif ». L’enseignement de tamazight n’est pas généralisé. C’est le côté pile… et côté face, il y a l’augmentation des salaires, l’octroi à titre gracieux des livres scolaires aux élèves de la 1re AE (nouveaux inscrits) aux élèves nécessiteux, idem pour les enfants d’enseignants.

Nadour Youcef